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Gemme bien
Le pin des Landes On ne voit en passant par les Landes désertes, Vrai Sahara français, poudré de sable blanc, Surgir de l'herbe sèche et des flaques d'eaux vertes D'autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ; Car, pour lui dérober ses larmes de résine,...
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Bruyère en fleur ?
La glycine est fanée et morte est l'aubépine . La glycine est fanée et morte est l'aubépine ; Mais voici la saison de la bruyère en fleur Et par ce soir si calme et doux, le vent frôleur T'apporte les parfums de la pauvre Campine. Aime et respire-les,...
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Bonjour, bonjour les hirondelles
Mon âme, il faut partir ... Mon âme, il faut partir. Ma vigueur est passée, Mon dernier jour est dessus l'horizon. Tu crains ta liberté. Quoi ! n'es-tu pas lassée D'avoir souffert soixante ans de prison ? Tes désordres sont grands ; tes vertus sont petites...
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Pan pan cul cul
Pan A travers les halliers, par les chemins secrets Qui se perdent au fond des vertes avenues, Le Chèvre-pied, divin chasseur de Nymphes nues, Se glisse, l'oeil ardent, sous les hautes forêts. Il est doux d'écouter les soupirs, les bruits frais Qui montent...
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Tva en baisse !
Vous souvient-il de l'auberge? Vous souvient-il de l'auberge Et combien j'y fus galant ? Vous étiez en piqué blanc : On eût dit la Sainte Vierge. Un chemineau navarrais Nous joua de la guitare. Ah ! que j'aimais la Navarre, Et l'amour, et le vin frais....
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Phtisique cantique.
L'hiver qui vient Blocus sentimental ! Messageries du Levant !... Oh, tombée de la pluie ! Oh ! tombée de la nuit, Oh ! le vent !... La Toussaint, la Noël et la Nouvelle Année, Oh, dans les bruines, toutes mes cheminées !... D'usines.... On ne peut plus...
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Chauffe Marcel!
Afin de me couvrir de fourrure et de moire . A Jean Cocteau. Afin de me couvrir de fourrure et de moire Sans de ses larges yeux renverser l'encre noire Tel un sylphe au plafond, tel sur la neige un ski Jean sauta sur la table auprès de Nijinsky. C'était...
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Trop fort.
La petite rue silencieuse Le silence orageux ronronne. Il ne passera donc personne ? Les pavés comptent les géraniums. Les géraniums comptent les pavés. Rêve jeune fille, à ta croisée. Les petits pois sont écossés. Ils bombent ton blanc tablier que tes...
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Rosebud ... rosebud ...
Je contemple souvent le ciel de ma mémoire. Le temps efface tout comme effacent les vagues Les travaux des enfants sur le sable aplani Nous oublierons ces mots si précis et si vagues Derrière qui chacun nous sentions l'infini. Le temps efface tout il...
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cestuy-là
Cependant que la Cour mes ouvrages lisait. Cependant que la Cour mes ouvrages lisait, Et que la soeur du roi, l'unique Marguerite, Me faisant plus d'honneur que n'était mon mérite, De son bel oeil divin mes vers favorisait, Une fureur d'esprit au ciel...
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Carte postale ...
Correspondances. La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles; L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers. Comme de longs échos qui de loin se confondent Dans...
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Label héllène.
Madrigal Si c'est aimer, Madame, et de jour, et de nuit Rêver, songer, penser le moyen de vous plaire, Oublier toute chose, et ne vouloir rien faire Qu'adorer et servir la beauté qui me nuit : Si c'est aimer que de suivre un bonheur qui me fuit, De me...
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Lou berret
Le Béret. Chaque pays possède sa coiffure : Le marocain porte un fez rigolo, Le mexicain ne manque pas d’allure En arborant son vaste sombrero ! Le bon bourgeois, ce n’est pas un reproche, Porte un melon, tant mieux si çà lui plaît, Moi, mon chapeau,...
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Papou, pas papou ?
Fantaisie Il est un air pour qui je donnerai Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber, Un air très vieux, languissant et funèbre, Qui pour moi seul a des charmes secrets. Or, chaque fois que je viens à l’entendre, De deux cents ans mon âme rajeunit : C’est...
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Vert pré, près vert c'est fort.
Le bonheur. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer. Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer. Dans l'ache et le serpolet,...
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Gardarem lou Morel
Ne m’offre pas Ne m’offre pas de falbalas De saphir ou de chinchillas Ne m’offre pas de ces beaux livres Qui font chic sur une étagère Un de ces bibelots en cuivre Une merde, un nid à poussière Ne m’offre pas de goélands Ce serait une absurdité Je n’ai...
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Yonville
D'abord, ce fut comme un étourdissement ; elle voyait les arbres, les chemins, les fossés, Rodolphe, et elle sentait encore l'étreinte de ses bras, tandis que le feuillage frémissait et que les joncs sifflaient. Mais, en s'apercevant dans la glace, elle...
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Cardioïde
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur, Un rond de danse et de douceur, Auréole du temps, berceau nocturne et sûr, Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu. Feuilles de jour et mousse de rosée, Roseaux...
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Guèpe ride.
Les Frelons et les Mouches à miel A l'oeuvre on connaît l'Artisan. Quelques rayons de miel sans maître se trouvèrent : Des Frelons les réclamèrent ; Des Abeilles s'opposant, Devant certaine Guêpe on traduisit la cause. Il était malaisé de décider la chose....
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Relativité
Ballade des contre-vérités . Il n'est soin que quand on a faim Ne service que d'ennemi, Ne mâcher qu'un botel de fain, Ne fort guet que d'homme endormi, Ne clémence que félonie, N'assurance que de peureux, Ne foi que d'homme qui renie, Ne bien conseillé...
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Gourmand.
L'Aubépine. Simone, tes mains douces ont des égratignures, Tu pleures, et moi je veux rire de l'aventure. L'Aubépine défend son cœur et ses épaules, Elle a promis sa chair à des baisers plus beaux. Elle a mis son grand voile de songe et de prière, Car...
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Clèves coeur
En la forest de Longue Attente En la forest de Longue Attente Entrée suis en une sente Dont oster je ne puis mon cueur, Pour quoy je vis en grant langueur, Par Fortune qui me tourmente. Souvent Espoir chacun contente, Excepté moy, povre dolente, Qui nuit...
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parce que la vie existe.
Que peut-on donc raconter d’intéressant ou d’utile ? Ce qui nous est arrivé, ou bien est arrivé à tout le monde, ou bien à nous seuls ; dans le premier cas ce n’est pas neuf, et dans le second cela demeure incompréhensible. Si j’écris ce que je ressens,...
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Plus jamais ça.
Nevermore. Le gaz pleure dans la brume, Le gaz pleure, tel un oeil. - Ah ! prenons, prenons le deuil De tout cela que nous eûmes. L'averse bat le bitume, Telle la lame l'écueil. - Et l'on lève le cercueil De tout cela que nous fûmes. Ô n'allons pas, pauvre...
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docte, gentille et belle ...
Pendant que vostre main docte ... Pendant que vostre main docte, gentille et belle Va triant dextrement les odorantes fleurs Par ces prez esmaillez en cent et cent couleurs, Par le sacré labeur de la troupe immortelle : Gardez qu'Amour tapy sous la robe...