Top articles
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Si une pote âgé y va, tous les potes iront.
Le potager Le potager près des granges formait enclos, À l’entrée où mouraient des raves lymphatiques, Entre des oignons d’or et des trognons falots, Les choux rouges crevaient en tons apoplectiques. Les choux-fleurs en bouquets sortaient de leurs maillots...
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Automne.
Soir d'automne Des nuages, couleur de marbre, Volent, à travers le ciel fou ; " Eh ! la lune, garde à vous ! " L'espace meugle et se déchire. Sous l'écorce par les fentes On écoute pleurer et rire Les arbres. " Eh ! la lune, garde à vous ! " Votre face...
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Rentrée ...
Une heure de septembre Comme enfermés et secoués En un sac invisible, Une ronde de moucherons Tourne dans le soleil. L’après-midi finit : l’air est vermeil. Ainsi que de longues glissoires d’or, Des bandes de clarté obliques Passent entre les troncs Et...
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Xava xava xa.
Si tu t'imagines Si tu t'imagines Si tu t'imagines Fillette fillette Si tu t'imagines Xa va xa va xa Va durer toujours La saison des za La saison des za Saison des amours Ce que tu te goures Fillette fillette Ce que tu te goures Si tu crois petite Si...
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Epitahlame, mal à l'âme.
Ecoutez la chanson bien douce Ecoutez la chanson bien douce Qui ne pleure que pour vous plaire, Elle est discrète, elle est légère : Un frisson d'eau sur de la mousse ! La voix vous fut connue (et chère ?) Mais à présent elle est voilée Comme une veuve...
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Aquarelles.
Bartlebooth, 1 Imaginons un homme dont la fortune n'aurait d'égale que l'indifférence à ce que la fortune permet généralement, et dont le désir serait, beaucoup plus orgueilleusement, de saisir, de décrire, d'épuiser, non la totalité du monde - projet...
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Revenir aux fondamentaux.
Le Biglotron. Dernier-né de la technique expérimentale d'expression scientifique d'avant-garde, le Biglotron est un extraordinaire appareil de synthèse dont la conception révolutionnaire bouleverse de fond en comble toutes les lois communément admises,...
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Belgissime.
Charleroi Dans l'herbe noire Les Kobolds vont. Le vent profond Pleure, on veut croire. Quoi donc se sent ? L'avoine siffle. Un buisson gifle L'oeil au passant. Plutôt des bouges Que des maisons. Quels horizons De forges rouges ! On sent donc quoi ? Des...
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On rit, on chante, on s' amuse ...roulez jeunesse!
Arabesques de malheur Nous nous aimions comme deux fous; On s’est quittés sans en parler. (Un spleen me tenait exilé Et ce spleen me venait de tout.) Que ferons-nous, moi, de mon âme, Elle de sa tendre jeunesse ! Ô vieillissante pécheresse, Oh! que tu...
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Espèces d' ancolies.
Deux ancolies se balançaient… Deux ancolies se balançaient sur la colline. Et l’ancolie disait à sa sœur l’ancolie : Je tremble devant toi et demeure confuse. Et l’autre répondait : si dans la roche qu’use l’eau, goutte à goutte, si je me mire, je vois...
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Aiguillette dénouée.
L'aiguille. Je suis la petite aiguille Aux doigts de la jeune fille, Et des mères de famille, Je vais, je viens, je sautille, Pour que le monde s'habille Selon l'âge et les saisons ... Nous cousons, nous cousons. Les langes et les layettes. Les mignonnes...
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L' arme fataliste.
jacques. C’est la fable de la Gaîne et du Coutelet. Un jour la Gaîne et le Coutelet se prirent de querelle ; le Coutelet dit à la Gaîne : « Gaîne, ma mie, vous êtes une friponne, car tous les jours, vous recevez de nouveaux Coutelets… La Gaîne répondit...
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Vibrantes vibrisses.
La Moustache ... D'où vient donc la séduction de la moustache, me diras-tu ? Le sais-je ? D'abord elle chatouille d'une façon délicieuse. On la sent avant la bouche et elle vous fait passer dans tout le corps, jusqu'au bout des pieds un frisson charmant....
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Complicité.
C'est l'extase langoureuse C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises, C'est, vers les ramures grises, Le choeur des petites voix. O le frêle et frais murmure ! Cela gazouille et...
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Raoul.
Tu n’es qu’un employé A la maison neuf heures viennent de sonner La maman gronde sin fils qui vient d’rentrer Qui lui répond, il est pâle, un peu ivre : "Quoi! J’ai vingt ans, je m’amuse, je veux vivre!" La mère a peur ch’est pas la première fois Qu’y...
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Parenthèse.
Souvenir vague ou les parenthèses Nous étions, ce soir-là, sous un chêne superbe (Un chêne qui n'était peut-être qu'un tilleul) Et j'avais, pour me mettre à vos genoux dans l'herbe, Laissé mon rocking-chair se balancer tout seul. Blonde comme on ne l'est...
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Phantom of the Paradou
C’était le jardin qui avait voulu la faute. Pendant des semaines, il s’était prêté au lent apprentissage de leur tendresse. Puis, au dernier jour, il venait de les conduire dans l’alcôve verte. Maintenant, il était le tentateur, dont toutes les voix enseignaient...
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Désherbant total.
Je viens de mal parler de toi ... Je viens de mal parler de toi, rose superbe ! Si ton éclat est vif, rose, tu sais pourtant, Seule dans le cristal, au milieu de la gerbe, Aussi bien que les yeux rendre le coeur content. Un jour, contre le mur d'une porte...
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Hélas avril en vain me voue.
Avril Avril, l'honneur et des bois Et des mois, Avril, la douce esperance Des fruits qui soubs le coton Du bouton Nourrissent leur jeune enfance ; Avril, l'honneur des prez verds, Jaune, pers, Qui d'une humeur bigarrée Emaillent de mille fleurs De couleurs...
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C' est le printemps!
Impression de printemps Il est des jours - avez-vous remarqué ? - Où l'on se sent plus léger qu'un oiseau, Plus jeune qu'un enfant, et, vrai ! plus gai Que la même gaieté d'un damoiseau. L'on se souvient sans bien se rappeler... Évidemment l'on rêve,...
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Bécot.
Lo poton Una nuòch entre que dormissiái, la mòrt passèt doçament e me pausèt sul copet un poton, un pichòt punt, coma un manit au ventre de sa maire, es ara nascut d'aquel poton ; lo doç poton que farà creis e qu'emplenarà d'abséncia e qu'un bèl jorn...
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Verhaeren.
Comme aux âges naïfs, je t'ai donné mon coeur Comme aux âges naïfs, je t'ai donné mon coeur, Ainsi qu'une ample fleur, Qui s'ouvre pure et belle aux heures de rosée ; Entre ses plis mouillés ma bouche s'est posée. La fleur, je la cueillis avec des doigts...
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On vient, on gagne et on s' en va.
Toulouse Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin Parfois au fond de moi se raniment L'eau verte du canal du Midi Et la brique rouge des Minimes O mon païs, ô Toulouse, ô Toulouse Je reprends l'avenue vers l'école Mon cartable est bourré de coups de poing...
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Hiver gai.
En ce rugueux hiver... En ce rugueux hiver où le soleil flottant S'échoue à l'horizon comme une lourde épave, J'aime à dire ton nom au timbre lent et grave Quand l'horloge résonne aux coups profonds du temps. Et plus je le redis, plus ma voix est ravie...
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Triple A.
A la suite de la perte imminente du triple A français Marie Thèrèse Saint-Aubin deviendra MarieThérèse Saint-Ubin ou MarieThérèse Sint-Aubin voire Mrie Thérèse-Saint-Aubin pareillement et parallèlement, semblablement et à l' avenant, de la même manière,...