Ze blogue de MTSA

  Ce blogue présente le travail de brodeuse et les ouvrages de Marie-Thérèse Saint-Aubin, MTSA.

L'Index liste les ouvrages présentés dans le blogue.

Les grilles diffusées sont décrites sur l'article "CataBlogue".

Pour tout renseignement, sur la disponibilité des grilles des ouvrages exposés, vous pouvez envoyer un courriel à:
marie-therese.saint-aubin@wanadoo.fr

 

  

Mardi 22 avril 2008


               six consonnes quatre voyelles,bien mieux que Raphaël. LaMTSA était donc au myieu des Suissesses ce dernier samedi  mais, chargée comme une mule,  elle n'a pu se munir du portable (un Helvète Placard  sans doute) aussi improvisera-t'on avec caisse qu'on a sous la main, en attendant le traitement prochain des images. A propos d'images il me vient une question angoissée, sais-tu, Bonnée experte, où se procurer des cartes Smartmedia,  cartes dépassée techniquement je te l'accorde, mais ce sont les seules qui rentrent dans le vénérable Olympus qui poursuit vaillamment sa vie numérique ?

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/balades/suisse/leman.jpg
   
Elle a passé par Lausanne, car Lausanne bien née la valeur n'attend pas le nombre des années.

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/balades/suisse/leman2.jpg
       Elle pique-niqua  sur les pentes des alpages

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/balades/suisse/veau.jpg

     Elle rencontrit un athlétique Vaudois (le bien connu athléte de Vaud à la fine aigrette).

    Pour celles qui veulent tout savoir, et pénétrer dans l'arrière cousine de ce blogue, les cartes kichtes proviennent du site
Popcards.fr


http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/mtsa_casquette.jpghttp://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/mtsa_casquette_2.jpg

et les objets collectors, produits dérivés du marchandisage laMTSA, du site Image.chiffe
dont l'adresse fut récupérée sur un forum pas rallèle mais presque.

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/mtsa_tropdelaballe.jpg

 
     
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Lundi 21 avril 2008


Treize ans.

Elle avait dix-neuf ans. Moi, treize. Elle était belle ;
Moi, laid. Indifférente, - et moi je me tuais...
Rêveur sombre et brûlant, je me tuais pour elle.
Timide, concentré, fou, je m'exténuais...
Mes yeux noirs et battus faisaient peur à ma mère ;
Mon pâle front avait tout à coup des rougeurs
Qui me montaient du coeur comme un feu sort de terre !
Je croyais que j'avais deux coeurs.

Un n'était pas assez pour elle. Ma poitrine
Semblait sous ces deux coeurs devoir un jour s'ouvrir
Et les jeter tous deux sous sa fière bottine,
Pour qu'elle pût fouler mieux aux pieds son martyr !
Ô de la puberté la terrible démence !
Qui ne les connut pas, ces amours de treize ans ?
Solfatares du coeur qui brûlent en silence,
Embrasements, étouffements !

Je passais tous mes jours à ne regarder qu'elle...
Et le soir, mes deux yeux, fermés comme deux bras,
L'emportaient, pour ma nuit, au fond de leur prunelle...
Ah ! le regard fait tout, quand le coeur n'ose pas !
Le regard, cet oseur et ce lâche, en ses fièvres,
Sculpte le corps aimé sous la robe, à l'écart...
Notre coeur, nos deux mains, et surtout nos deux lèvres ;
Nous les mettons dans un regard !

Mais un jour je les mis ailleurs... et dans ma vie
Coup de foudre reçu n'a fumé plus longtemps !
C'est quand elle me dit : " Cousin, je vous en prie... "
Car nous étions tous deux familiers et parents ;
Car ce premier amour, dont la marque nous reste
Comme l'entaille, hélas ! du carcan reste au cou,
Il semble que le Diable y mêle un goût d'inceste
Pour qu'il soit plus ivre et plus fou !

Et c'était un : " Je veux ! " que ce : " Je vous en prie,
Allons voir le cheval que vous dressez pour moi... "
Elle entra hardiment dans la haute écurie,
Et moi, je l'y suivis, troublé d'un vague effroi...
Nous étions seuls ; l'endroit était grand et plein d'ombre,
Et le cheval, sellé comme pour un départ,
Ardent au râtelier, piaffait dans la pénombre...
Mes deux lèvres, dans mon regard,

Se collaient à son corps, - son corps, ma frénésie ! -
Arrêté devant moi, cambré, voluptueux,
Qui ne se doutait pas que j'épuisais ma vie
Sur ses contours, étreints et mangés par mes yeux !
Elle avait du matin sa robe blanche et verte,
Et sa tête était nue, et ses forts cheveux noirs
Tordus, tassés, lissés sans une boucle ouverte,
Avaient des lueurs de miroirs !

Elle se retourna : " Mon cousin, - me dit-elle
Simplement, - de ce ton qui nous fait tant de mal ! -
Vous n'êtes pas assez fort pour me mettre en selle ?... "
Je ne répondis point, - mais la mis à cheval
D'un seul bond !... avec la rapidité du rêve,
Et, ceignant ses jarrets de mes bras éperdus,
Je lui dis, enivré du fardeau que j'enlève :
" Pourquoi ne pesez-vous pas plus ? "

Car on n'a jamais trop de la femme qu'on aime
Sur le coeur, - dans les bras, - partout, - et l'on voudrait
Souvent mourir pâmé... pâmé sous le poids même
De ce cors, dense et chaud, qui nous écraserait !
Je la tenais toujours sous ses jarrets, - la selle
Avait reçu ce poids qui m'en rendait jaloux,
Et je la regardais, dans mon ivresse d'elle,
Ma bouche effleurant ses genoux ;

Ma bouche qui séchait de désir, folle, avide...
Mais Elle, indifférente en sa tranquillité,
Tendait rêveusement les rênes de la bride,
- Callipyge superbe, assise de côté ! -
Tombant sur moi de haut, en renversant leur flamme,
Ses yeux noirs, très couverts par ses cils noirs baissés,
Me brûlaient jusqu'au sang, jusqu'aux os, jusqu'à l'âme,
Sans que je leur criasse : " Assez ! "

Et le désir, martyre à la fois et délice,
Me couvrait de ses longs frissons interrompus ;
Et j'éprouvais alors cet étrange supplice
De l'homme qui peut tout... et pourtant n'en peut plus !
A tenir sur mes bras sa cuisse rebondie,
Ma tête s'en allait, - tournoyait, - j'étais fou !
Et j'osai lui planter un baiser... d'incendie
Sur la rondeur de son genou !

Et ce baiser la fit crier comme une flamme
Qui l'eût mordue au coeur, au sein, au flanc, partout !
Et ce baiser tombé sur un genou de femme
Par la robe voilé, puis ce cri... ce fut tout !
Ce fut tout ce jour-là. - Rigide sur sa selle,
Elle avait pris mon front et avait écarté
De ses tranquilles mains, ce front, ce front plein d'elle,
Rebelle qu'elle avait dompté !

Et ce fut tout depuis, - et toujours. Notre vie
S'en alla bifurquant par des chemins divers.
Peut-être elle oublia, cet instant de folie,
Où de la voir ainsi mit mon âme à l'envers !
Elle oublia. Moi, non. Et nulle de ces femmes
Qui, depuis, m'ont le mieux passé les bras au cou,
N'arracha de ma lèvre, avec sa lèvre en flammes,
L'impression de ce genou !

 

 Jules BARBEY D'AUREVILLY (1807-1889) in "Poussières"


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Vendredi 18 avril 2008


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Jeudi 17 avril 2008


             Aujourd'hui, bonnée, on va faire dans la prescription littéraire.  Rien de plus facile: il suffira, un matin de fainéant, de numériser une couverture de livre ou mieux de la récupérer sur le net, de recopier la quatrième de couverture voire de copier-coller une critique  du Figuemag  ou de Libé ... et  hop t'as un article tout fait et tu te chopes une de ces auras d'intello qui te fait léviter à la Foudre-Bénie ... (vanité des vanités, tout n'est que vanité).

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/pub/marie-therese.jpg

               Je l'ai probablement acheté pour la concision de son titre. Michel Boujut est critique de cinéma, je l'ai lu dans Charlie-Hebdo (quand je lisais Charlie-Hebdo, maintenant je regarde juste les images)  j'ai du l'entendre au "Masque et la Plume" ou dans "Tout arrive"  l'émission du mercredi d'Arnaud Laporte. Mais je ne vais pas au cinéma et j'ai ainsi manqué  le grand bleu Amélie Poulain,  Titanic, La grande vadrouille, les chtis ... et je ne m'en console pas. 
        Alors le Boujut a retrouvé dans un roman noir de Goodis une vieille photo découpée dans "Sud-Ouest" et reprend une enquête quarante ou cinquante ans après. Cela a un goût de Série Noire racontant le voyage glauque de petits malfrats, c'est un cinéma en noir et blanc, on croit lire Détective, on descend dans une cave à jazz, on croise Big Bill Broonzy, Panassié, Guy Lafitte délicat saxophoniste, à la fin Marie-Thérèse est morte. Cela m'a fait penser à la petite musique grise d'Annie Ernaux ou à Proust un peu, retouver le temps perdu, comprendre pourquoi ne nous restent que de rares images, quelques jalons dans une vie, des privilèges de vieux en somme. J'aime bien tout ça.


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Mercredi 16 avril 2008


            Parfois, des brodeuses d'ouvrages de LaMTSA se demandent  où se procurer les fils de soie pour réaliser certaines grilles. Ne cherche plus, Bonnée erratique, la délicieuse Fati de l'Atelier 196 a travaillé pour toi.

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/mth/tech/fati/fati_carte_b.jpg

       Fati a préparé et commercialise les paquets idoines

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/mth/tech/fati/fati_pack.jpg
    Un paquet  "fils métallisés" pour les ailes d'insectes (10 €)

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/mth/tech/fati/fati_metallise.jpg

     des paquets de soie AVAS pour les "Olives de Carpentras"

   
http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/mth/tech/fati/fati_olives.jpg

    ou pour la passe-rose

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/mth/tech/fati/fati_passerose.jpg

    Sont actuellement disponibles
  • paquet fils métallisés 10€
  • paquet files métallisés + Soie d'Alger (blanche, crème, noire) 20 €
  • paquet "Joyeuses Capucines" 13€
  • paquet "Coquelicots" 12 €
  • paquet "Libellules" (Vert sur Vert dans les airs) 15€
  • paquet "Passe-rose" 14 €
  • paquet "Iris sibirica" 16 €
  • paquet "Olives verdale de Carpentras." 15 €
    En la soie d'Alger, il y a un mètre de chaque couleur (en échevette de 7 brins).

LaMTSA apporte quelques packs pour les expositions et salons auxquels elle participe. Contactez l'Atelier 196
pour les commandes Internet  pour demander d'autres  packs ou poser vos questions.





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Mardi 15 avril 2008


                Ce dernier ouicaine LaMTSA était à la "Fête des Plantes Vivaces " du domaine de Saint-Jean de Beauregard (on peut l'entrapercevoir sur l'indispensablet blogue de Germinal)

    Peu d'achats, mais beaucoup de dessins en particulier sur le très beau stand des Pivoines Rivière. Jean-Luc Rivière vient du reste de sortit un très beau livre aux (esquellentes) Editions Marabout.

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/pub/pivoines/riviere_B.jpg

Jean-Luc Rivière - Pierre-Yves Nedelec
Collection Jardin
Prix : 15,90 €
Code EAN / ISBN : 9782501050036 / hachette : 4099362

Superbes photos détourées de Michel Reuss

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/pub/pivoines/officinalis-B.jpg
Paeonia officinalis Spherica Violacea  ... bientôt brodée ?


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Lundi 14 avril 2008


Complainte des trois roses

Ah ! quand j'avais vingt ans sounnés,
Ah ! quand j'avais vingt ans sounnés,
Margot s'en allait vouér ses boeufs
Avec eun' ros' roug' dans les ch'veux.
A' m' l'a dounné.
Viv'nt les fill's dont j' suis l'amoureux !
J'ai eun' rose, et j'en aurai deux !


Paf ! quand qu' j'étais cor' ben rablé,
Paf ! quand qu' j'étais cor' ben rablé,
J'ai vu la garce au pér' Françoué's
Qu'avait eun' ros' blanch' dans les doué'ts
Et j'y a' volée !
Viv'nt les fill's qui s' fleuriss'nt pour moué !
J'ai deux ros's, et j'en aurai troués !


Bah ! quand j'sés dev'nu ben renté,
Bah ! quand j'sés dev'nu ben renté,
Catin est v'nu m' chatouiller l' nez
Avec eun' rose au coeur fané !
Et j' la ach'tée !
Viv'nt les fill's qui vend'nt ces ros's-là !
J'ai troués ros's, mais j'en veux pus qu'ça

Las ! me v'là vieux, me v'là ruiné,
Las ! me v'là vieux, me v'là ruiné,
Y a pus d' ros's roug's à l'âge que j'ai.
Des blanches ? Foli ! Faut pus songer
Mém' aux fanées.
Viv'nt les fill's qui m'aimeront pus !
Moué, j'ai troués ros's et j'meurs dessus.

Gaston Couté (1880-1911) in "Chanson d'un gars qu'a mal tourné"

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Vendredi 11 avril 2008


       - Elle a partie laMTSA ?
       - Oui, mais ava reviendre bientôt.

 
http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/mtsa_parking.jpg
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Jeudi 10 avril 2008


             Parfois débordé, mais toujours sidu, l'auteur a, comme promis, mis à jour le Catablogue des grilles disponibles de LaMTSA et poursuivi par ailleurs ses recherches blingblings jusqu'à dénicher une précieuse pépite Pépita

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/pepita.jpg

                (Il y a des jours où le monde nous apparaît bien vain et même presque trente, "Vanité des vanitées dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité).
publié dans : catablogue
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Mercredi 9 avril 2008

               Bonjour Bonnée, bonjour Germinal, nous signalerons à notre aimable clientèle que le catalogue de LaMTSA s'est enrichi, en ce début de froide matinée d'avril, de  deux nouvelles grilles;

Olive verdale de Carpentras

Passe-rose

          Je n'ai pas le temps de mettre à jour l'article Catablogue
qui référence tout çà, ce soir peut-être ou plus probablement demain.
Tu peux cependant  accéder au catalogue en format texte ici
Il y a également luncatalogue en format "pdf"
(mais plus de trois Meg. c'est long à charger )

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/blingbling.jpg
publié dans : catablogue
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