23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 07:28

 

 

 

                Donc LaMTSA is still alive and well and living near Paris. De plus, elle bouge encore, puisqu'elle se rend, comme chaque année, au Jardin de Berchigranges (88) à l' occasion de Narcisses en Fête, ces 25 et 26 avril.

Chaque année, le Jardin de Berchigranges vous propose de découvrir sa collection unique de Narcisses enrichie cette année de 25 nouvelles variétés. Ainsi vous pourrez découvrir près de 600 espèces et variétés de narcisses, plusieurs dizaines de milliers de sujets seront en fleurs dès mi-avril jusqu'à fin-mai, avec un temps fort durant "Narcisses en Scène". Nous vous invitons durant cette période  à participer à l'élection du Narcisse de l'année, en remplissant simplement un bulletin de vote. Vous pourrez les admirer en situation dans le jardin, accompagnés d' autres bulbes de printemps ( le Jardin de Berchigranges est réputé pour son très riche assortiment de bulbes) et les observer de très près, présentés sur ces tables à hauteur des yeux et du nez. Un régal concocté pour l'évènement.   

 

LaMTSA, quant à elle, présentera dans ce cadre qui dit like anciennes broderies et nouveautés (récentes).

        

Le Jardin de Berchigranges.
9 Route du Tholy, 88640 Granges-sur-Vologne
03 29 51 47 19

LaMTSA à Berchigranges.
LaMTSA à Berchigranges.
LaMTSA à Berchigranges.

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 06:28

 

 

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Vous êtes adorables de vous inquiéter ainsi, à tort, rassurez-vous donc.

 

  • LaMTSA va bien, qui enseigne pour quelques mois encore, tricote beaucoup, grandmèredise itou et brode parfois.
     

  • L' éminence rédactrice, de ce qui fut un blogue haut de gamme, est particulièrement rétif à la Bretonne et à tout changement. La nouvelle version de l' hébergeur, me troue le fondement avec ses évolutions qui grippent le ronronnant ordonnancement de la réaction des articles.

    J'ai horreur que l' on change mes habitudes, c'est trop tard, je suis de l' autre côté de la colline. 

    Je n' éprouve aucun besoin particulier de visibilité en réseau social, vient ici qui veut sans que je fasse de la retape, j' aime que lorsque j'intitule une rubrique "Nouveaux et intérécents" elle ne se transforme pas en "Nouveaux Et Intérécents" et je suis sans doute trop las, probablement trop fainéant pour changer mes habitudes
    . J' aime que l'agencement des pages, imparfait peut-être, le reste néanmoins et toutefois parce que je l' ai choisi tel. Je sais, l' hébergement est gratuit, aussi me tais-je.  

donc ...

J' ai ajouté une image, patrickienne, audacieuse mais avec modération,  pour contrôler que l'on puisse le faire, on peut mon neveu, mais c' est évidement moins pratique que le glissé-déposé du bon vieux temps.

 

Je ne dis pas que je reviendrai pas, mais je ne me vois pas passer des heures à réagencer à mon goût, alors que le printemps m' appelle au jardin et la vie loin de l' écran.

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 17:42

 

 


 

 

 

            Amis bien aimés,


     Ma Loulou est partie pour le pays de l'envers du décor, un homme lui a donné neuf coups de poignard dans sa peau douce. C'est la société qui est malade, il nous faut la remettre d'aplomb et d'équerre, par l'amour et la persuasion.


     C’est l’histoire de mon petit amour à moi arrêté sur le seuil de ses 33 ans. Ne perdons pas courage ni vous ni moi. Je vais continuer ma vie et mes voyages avec ce poids à porter en plus et nos deux chéris qui lui ressemblent. Sans vous commander, je vous demande d'aimer plus que jamais ceux qui vous sont proches. Le monde est une triste boutique, les coeurs purs doivent se mettre ensemble pour l'embellir, il faut reboiser l'âme humaine.
Je resterai sur le pont, je resterai un jardinier, je cultiverai mes plantes de langage. A travers mes dires, vous retrouverez ma bien aimée, il n’est de vrai que l’amitié et l’amour. Je suis maintenant très loin au fond du panier des tristesses ; on doit manger chacun, dit-on, un sac de charbon pour aller au paradis. Ah comme j'aimerais qu'il y ait un paradis, comme ce serait doux les retrouvailles...


     En attendant, à vous autres, mes amis d'ici-bas, face à ce qui m'arrive, je prends la liberté, moi qui ne suis qu'un histrion, qu'un batteur de planches, qu'un comédien qui fait du rêve avec du vent, je prends la liberté de vous écrire pour vous dire ce à quoi je pense aujourd'hui :
 je pense de toutes mes forces, qu'il faut s'aimer à tort et à travers.


Je pense de toutes mes forces, qu'il faut s'aimer à tort et à travers.  

 

 

Julos Beaucarne (né  en 1936).     

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 09:35

 

 


 

 

http://serveur2.archive-host.com/membres/images/1336321151/nawak/panneaux/voeu.jpg

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 09:37

 

 

 


 

 

 

République Argentine — La Plata

À Ruben Dario

                                        
Ni les attraits des plus aimables Argentines,
Ni les courses à cheval dans la pampa,
N’ont le pouvoir de distraire de son spleen
Le Consul général de France à la Plata !
 
On raconte tout bas l’histoire du pauvre homme :
Sa vie fut traversée d’un fatal amour,
Et il prit la funeste manie de l’opium ;
Il occupait alors le poste à Singapoore...
 
— Il aime à galoper par nos plaines amères,
Il jalouse la vie sauvage du gaucho,
Puis il retourne vers son palais consulaire,
Et sa tristesse le drape comme un poncho...
 
Il ne s’aperçoit pas, je n’en suis que trop sûr,
Que Lolita Valdez le regarde en souriant,
Malgré sa tempe qui grisonne, et sa figure
Ravagée par les fièvres d’Extrême-Orient...


 
Henry Jean-Marie Levet (1874-1906) in "Cartes Postales"
.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 09:37

 

 

 


 

 

Éperdument


 

 

Bien que flasque et geignant et si pauvre ! si morne !
Si las ! redresse-toi, de toi-même vainqueur ;
Lève ta volonté qui choit contre la borne,
Et sursaute, debout, rosse à terre, mon cœur !
 
Exaspère sinistrement ta toute exsangue
Carcasse et pousse au vent, par des chemins rougis
De sang, ta course ; et flaire et lèche avec ta langue
Ta plaie, et lutte et butte et tombe — et ressurgis !
 
Tu n’en peux plus et tu n’espères plus ; qu’importe !
Puisque ta haine immense encor hennit son deuil,
Puisque le sort t’enrage et que tu n’es pas morte
Et que ton mal fouetté se cabre en ton orgueil.
 
Et que ce soit de la torture encore ! encore !
Et belle et rouge et que ce soit le fou désir
De se boire de la douleur par chaque pore,
Et que ce soit enfin et l’affre et le plaisir
 
— Oh ! ma rosse de nerfs et d’os que je surmène —
D’être pareil, un jour, à ces héros du Nord,
Qui traversaient la nuit sur leurs chevaux d’ébène,
Et s’emballaient, en rut du vide et de la mort.


 

Emile Verhaeren (1855-1916) in "Les Débacles".

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 07:10

 

 

 


 

                    Donc, LaMTSA sera à Moncoutant (Deux-Sèvres) ces samedi 8 et dimanche 9 novembre.       

 

http://serveur2.archive-host.com/membres/images/1336321151/balades/Moncoutant/affiche.jpg

 

 

                    La liste des exposants et le blogue du Salon "Créations autour du Fil" sont accessibles par de simples mais ciblés clics.

 

 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 05:00

 

 

 


 

Octobre

 

Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à  peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement,
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes

Je t'offrirai des fleurs

Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'Octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux

Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne

Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être

Franci Cabrel (né en 1953).

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 05:39

 

 

 


 

                    Donc, LaMTSA sera au dixième Festival du Point de Croix de Kutzenhausen, le vendredi 24, le samedi 25 et le dimanche 26 octobre 2014.

 


http://serveur2.archive-host.com/membres/images/1336321151/balades/Kutzenhausen/2014/affiche_2014.jpg

 

 

               Elle y retouvera de nombreux krateurs et kratrisses prestigieux

 


http://serveur2.archive-host.com/membres/images/1336321151/balades/Kutzenhausen/2014/exposants_2014.jpg

 


http://serveur2.archive-host.com/membres/images/1336321151/balades/Kutzenhausen/alsace.jpg

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 07:57

 

 


 

 

Rue de seine


 

Rue de Seine dix heures et demie
le soir
au coin d'une autre rue
un homme titube... un homme jeune
avec un chapeau
un imperméable
une femme le secoue...
elle le secoue
et elle lui parie
et il secoue la tête
son chapeau est tout de travers
et le chapeau de la femme s'apprête à tomber en arrière
ils sont très pâles tous les deux
l'homme certainement a envie de partir...
de disparaître... de mourir...
mais la femme a une furieuse envie de vivre
et sa voix
sa voix qui chuchote
on ne peut pas ne pas l'entendre
c'est une plainte...
un ordre...
un cri...
tellement avide cette voix...
et triste et vivante...
un nouveau-né malade qui grelotte sur une tombe
dans un cimetière l'hiver...
le cri d'un être les doigts pris dans la portière...
une chanson
une phrase
toujours la même
une phrase
répétée...
sans arrêt
sans réponse...
l'homme la regarde ses yeux tournent
il fait des gestes avec les bras
comme un noyé
et la phrase revient
rue de Seine au coin d'une autre rue
la femme continue
sans se lasser...
continue sa question inquiète
plaie impossible à panser
Pierre dis-moi la vérité
Pierre dis-moi la vérité
je veux tout savoir
dis-moi la vérité...
le chapeau de la femme tombe
Pierre je veux tout savoir
dis-moi la vérité...
question stupide et grandiose
Pierre ne sait que répondre
il est perdu
celui qui s'appelle Pierre...
il a un sourire que peut-être il voudrait tendre
et répète
Voyons calme-toi tu es folle
mais il ne croit pas si bien dire
mais il ne voit pas
il ne peut pas voir comment
sa bouche d'homme est tordue par son sourire.,.
il étouffe
le monde se couche sur lui
et l'étouffé
il est prisonnier
coincé par ses promesses...
on lui demande des comptes...
en face de lui...
une machine à compter
une machine à écrire des lettres d'amour
une machine à souffrir
le saisit...
s'accroche à lui...
Pierre dis-moi la vérité.


 

Jaques Prévert (1900-1977) in "Paroles" .

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