Vendredi 7 novembre 2014 5 07 /11 /Nov /2014 08:10

 

 

 


 

                    Donc, LaMTSA sera à Moncoutant (Deux-Sèvres) ces samedi 8 et dimanche 9 novembre.       

 

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                    La liste des exposants et le blogue du Salon "Créations autour du Fil" sont accessibles par de simples mais ciblés clics.

 

 

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Lundi 27 octobre 2014 1 27 /10 /Oct /2014 06:00

 

 

 


 

Octobre

 

Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à  peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine

Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement,
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes

Je t'offrirai des fleurs

Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne
On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'Octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux

Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'Octobre nous prenne

Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être.
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être

Franci Cabrel (né en 1953).

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Jeudi 23 octobre 2014 4 23 /10 /Oct /2014 07:39

 

 

 


 

                    Donc, LaMTSA sera au dixième Festival du Point de Croix de Kutzenhausen, le vendredi 24, le samedi 25 et le dimanche 26 octobre 2014.

 


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               Elle y retouvera de nombreux krateurs et kratrisses prestigieux

 


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Lundi 13 octobre 2014 1 13 /10 /Oct /2014 09:57

 

 


 

 

Rue de seine


 

Rue de Seine dix heures et demie
le soir
au coin d'une autre rue
un homme titube... un homme jeune
avec un chapeau
un imperméable
une femme le secoue...
elle le secoue
et elle lui parie
et il secoue la tête
son chapeau est tout de travers
et le chapeau de la femme s'apprête à tomber en arrière
ils sont très pâles tous les deux
l'homme certainement a envie de partir...
de disparaître... de mourir...
mais la femme a une furieuse envie de vivre
et sa voix
sa voix qui chuchote
on ne peut pas ne pas l'entendre
c'est une plainte...
un ordre...
un cri...
tellement avide cette voix...
et triste et vivante...
un nouveau-né malade qui grelotte sur une tombe
dans un cimetière l'hiver...
le cri d'un être les doigts pris dans la portière...
une chanson
une phrase
toujours la même
une phrase
répétée...
sans arrêt
sans réponse...
l'homme la regarde ses yeux tournent
il fait des gestes avec les bras
comme un noyé
et la phrase revient
rue de Seine au coin d'une autre rue
la femme continue
sans se lasser...
continue sa question inquiète
plaie impossible à panser
Pierre dis-moi la vérité
Pierre dis-moi la vérité
je veux tout savoir
dis-moi la vérité...
le chapeau de la femme tombe
Pierre je veux tout savoir
dis-moi la vérité...
question stupide et grandiose
Pierre ne sait que répondre
il est perdu
celui qui s'appelle Pierre...
il a un sourire que peut-être il voudrait tendre
et répète
Voyons calme-toi tu es folle
mais il ne croit pas si bien dire
mais il ne voit pas
il ne peut pas voir comment
sa bouche d'homme est tordue par son sourire.,.
il étouffe
le monde se couche sur lui
et l'étouffé
il est prisonnier
coincé par ses promesses...
on lui demande des comptes...
en face de lui...
une machine à compter
une machine à écrire des lettres d'amour
une machine à souffrir
le saisit...
s'accroche à lui...
Pierre dis-moi la vérité.


 

Jaques Prévert (1900-1977) in "Paroles" .

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Mardi 23 septembre 2014 2 23 /09 /Sep /2014 09:19

 

 

 


 

 

Chant d'automne

 

 

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

...

Charles Baudelaire (1821-1867) in "les Fleurs du Mal"
.

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Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 09:02

 

 

 


 

 

Vous êtes jeune et belle...


 

Vous êtes jeune et belle, et vos lèvres rieuses
N'ont que charmants souris tout fraîchement éclos ;
Le temps sonne pour vous ses heures folles, joyeuses
Qui vont se succédant comme les flots aux flots.

L'amour pour vos plaisirs rend plus voluptueuses
Ces langueurs qui s'en vont en de tendres sanglots ;
La fortune, les ris, et les choses heureuses,
Catinetta mia, voilà quels sont vos lots !

Quand vous prendrez le deuil d'une prompte jeunesse,
Et que vous sentirez les doigts de la vieillesse
De jours d'or et de soie, hélas ! brouiller le fil !

Quand tout vous fera mal, et le bonheur des autres,
Ces plaisirs enivrants qui ne sont plus les vôtres,
Tout, jusqu'au souvenir ? - Que vous restera-t-il ?

Jules VERNE   (1828-1905)

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Mardi 9 septembre 2014 2 09 /09 /Sep /2014 08:01

 

 


 


La glycine est fanée et morte est l’aubépine



La glycine est fanée et morte est l’aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur
Et par ce soir si calme et doux, le vent frôleur
T’apporte les parfums de la pauvre Campine.

Aime et respire-les, en songeant à son sort
Sa terre est nue et rêche et le vent y guerroie ;
La mare y fait ses trous, le sable en fait sa proie
Et le peu qu’on lui laisse, elle le donne encor.

En automne, jadis, nous avons vécu d’elle,
De sa plaine et ses bois, de sa pluie et son ciel,
Jusqu’en décembre où les anges de la Noël
Traversaient sa légende avec leurs grands coups d’aile.

Ton coeur s’y fit plus sûr, plus simple et plus humain ;
Nous y avons aimé les gens des vieux villages,
Et les femmes qui nous parlaient de leur grand âge
Et de rouets déchus qu’avaient usés leurs mains.

Notre calme maison dans la lande brumeuse
Etait claire aux regards et facile à l’accueil,
Son toit nous était cher et sa porte et son seuil
Et son âtre noirci par la tourbe fumeuse.

Quand la nuit étalait sa totale splendeur
Sur l’innombrable et pâle et vaste somnolence,
Nous y avons reçu des leçons du silence
Dont notre âme jamais n’a oublié l’ardeur.

A nous sentir plus seuls dans la plaine profonde
Les aubes et les soirs pénétraient plus en nous ;
Nos yeux étaient plus francs, nos coeurs étaient plus doux
Et remplis jusqu’aux bords de la ferveur du monde.

Nous trouvions le bonheur en ne l’exigeant pas,
La tristesse des jours même nous était bonne
Et le peu de soleil de cette fin d’automne
Nous charmait d’autant plus qu’il semblait faible et las.

La glycine est fanée, et morte est l’aubépine ;
Mais voici la saison de la bruyère en fleur.
Ressouviens-toi, ce soir, et laisse au vent frôleur
T’apporter les parfums de la pauvre Campine.

 


Emile Verhaeren (1855-1916) in «  Les heures du soir ».

 

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Lundi 1 septembre 2014 1 01 /09 /Sep /2014 07:05

 

 


 

 

Sans Titre

 

Au passage à barrière

Un garde à niveau

Faisait des ronds de lièvre

Avec un bec de fesse

A un jeune bout en cour

Jouant dans l' arrière train ...

 

François Mitterrand (1916-1996) oeuvre de jeunesse.

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Lundi 25 août 2014 1 25 /08 /Août /2014 08:26

 

 

 


 

 

La cimaise et la fraction.

 


La cimaise ayant chaponné
Tout l'éternueur
Se tuba fort dépurative
Quand la bixacée fut verdie :
Pas un sexué pétrographique morio
de moufette ou de verrat
Elle alla crocher fange
Chez la fraction sa volcanique
La processionnant de lui prirner
Quelque gramen pour succomber
Jusqu'à la salanque nucléaire.
"Je vous peinerai, lui discorda-t-elle
Avant l'apanage, fôlatrerie d'Annamite!
Interlocutoire et priondonte ."
La fraction n'est pas prévisible:
C'est là son moléculaire défi .
"Que ferriez-vous au tendon cher ?
Discorda-t-elle à cette énarthrose .
- Nuncupation et joyau à tout vendeur,
Je chaponnai , ne vous déploie.
- Vous chaponniez ? J'en suis fort alarmante.
Eh bien! débagoulez maintenant.

 

Raymond Queneau (1903-1973) in "Oulipo, La littérature potentielle, 1, 1973".

 


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Lundi 18 août 2014 1 18 /08 /Août /2014 06:00

 

 

 


 

 

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               A.O.P. (née en 1972) in "œuvres complètes"

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