Mules

Publié le 16 Mars 2009



Au bout de son pied ma mulâtresse
Cache un sou lié dans une faveur.
(Les ans peignent son portrait sur mon coeur)
Le tintement de ce porte-bonheur
Se mèle à nos susurrements sans cesse
Quand le baiser étalon nous conduit
Jusqu'au bord des états longs de nos nuits.
J'aime bien mieux l'étalon que ta mule.
Chaud sur ma lèvre ton baiser ondule.
Viens mulâtresse, viens vite je brûle
Tu brodes? Qu'importe, enlève ta mule.
Je veux à tes pieds
Non pas, appas, ton sou lié
Mais je veux t'épier.




Louise de Vimorin (1902-1969) in "L'Alphabet des Aveux" NRF 1954 (réédité récement au Dilettante), illustrations de Jean Hugo.
 

http://sd3.archive-host.com/membres/images/1336321151/nawak/pub/Vilmorin/soulie_hug_B.jpg

Publié dans #pouasie

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F
Quel joli pied..de nez... à la poésie en godillots pesants que cette petite mule légère et mutine !
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M
Cette jolie mule vaudrait la peine d'être reproduite en broderie.
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M
Déçue j'attendais un poème sur les charentaises
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C
Quelle sensualité ...  et cette délicate mule à talon devriendrait avec un peu d'imagination un superbre nécessaire de brodeuse "range-bobine-pique-aiguille-cartonnette-à-dentelle-et-protège-ciseaux". Faut-il que je dépose à l'INPI ?
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N
Ouiiiii! Elle était épatante de vie, cette femme!Elle a été la première à dire concernant le mariage, qu' il n'y avait plus que les curés à se marier...Avec A.Malraux elle formait un couple trés paradoxal. Mais ce petit escarpin, à broder!!! sur une nouvelle paire de Charentaises??
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