Dario Moreno, un poète contemporain du lundi
Publié le 23 Janvier 2006
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure ;
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.
Tout à coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.
Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.
Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Louise Labé (1524-1566) Sonnets VII
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Notas Bonnée:
Ce lundi poétique devait être consacré à l'étude d'une oeuvre de cet immense artisse - turc comme son nom l'indique- Dario Moreno. Malheureusement les paroles de "Coucourou Coucou Paloma"*ne se trouvent pas sur la toile. Aussi c'est un élégant sonnet de la belle cordière Lyonnaise - très proche de Dario Moreno dans son inspiration, en tout cas plus qu'on ne le croit - qui a été choisi.
Demain article improbable en raison d'une pathétique et obligatoire présentation de plan triannal.
*il y a déja bientôt quelque temps, alors que lycéen, j'étudias en classe de géographie les ressources de la républicaine, socialiste et soviétique URSS, ma moyenne bascula brusquement dans d'affreux abîmes car j'avais répondu avec une admirable conviction que CCCP signifiait très précisément Cou Courou Coucou Paloma.