L'acacia de Josette
Publié le 10 Novembre 2005
Pour l'(esquellente) exposition des Folles du Fil, en mai dernier, au musée de la soie à Saint Hypolite du Fort - où Marie Rouanet a donné une conférence sur les cahiers de couture, nous fîmes herbergés, ainsi que d'autres exposants, à Caissargues près de Nîmes, chez Josette, douce amie brodeuse.
Inutile de rappeler que dans les nuits d'expo. on ne dort pas beaucoup - çà piapiatte adonfe; malgrè le coucher tardif, MTSA s'est levée tôt le matin pour dessiner les fleurs d'un acacia parfumé du jardin de Josette.
Vite brodé dans la foulée, il ne restait qu'à sortir la grille. Voilà c'est fait, juste à temps pour les Folles du Fil de Souzay, où MTSA expose ce prochain ouicaine.

Pour les botanistes purs et durs - et j'en sais d'immortels qui sont de purs fardeaux - cet arbre à beignets n'est pas un acacia mais un robinier (Robinia pseudoacacia) de la famille des Fabacées (ex Légumineuses) comme le baguenaudier, la glycine, la fêve (Faba en latin qui a donné son nom à la famille) le sophora du Japon ou la cytise (peu le savent mais la cytise était la plante préférée du grand cinéaste amateur de bière Orson Wells, qui lui a dédié son chef d'oeuvre "Cytise Heineken")
Le robinier tire son nom du botaniste Jean Robin, qui vers 1600 le plante place Dauphine à Paris et le transplante plus tard au jardin du Roi (le Jardin des Plantes).
Dans le square Saint-Julien-le-pauvre, sur la rive gauche face à Notre-Dame de Paris, se trouve le plus viel arbre de Paris un robinier (notre correspondante parisienne, la lumineuse VdP nous le photographiera dès qu'elle sera rentrée de ses petites courses à Londres).