Délices poétiques du lundi
Publié le 31 Octobre 2005
tiré de "Le Bestiaire ou cortège d'Orphée" deux délicats poèmes de Guillaume Apollinaire, mort le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, grippe aviaire de l'époque.
L'écrevisse
Incertitude, ô mes délices
Vous et moi nous nous en allons
Comme s'en vont les écrevisses,
A reculons, à reculons.
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Le paon
En faisant la roue, cet oiseau,
Dont le pennage traîne à terre,
Apparaît encore plus beau,
Mais se découvre le derrière.
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et en bonus de veille de Toussaint
La colombe
Colombe, l'amour et l'esprit
Qui engendrâtes Jésus-Christ,
Comme vous j'aime une Marie.
Qu'avec elle je me marie.
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