Délices poétiques du lundi

Publié le 31 Octobre 2005

tiré de "Le Bestiaire ou cortège d'Orphée"  deux délicats poèmes de Guillaume Apollinaire, mort le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, grippe aviaire de l'époque.

L'écrevisse

Incertitude, ô mes délices
Vous et moi nous nous en allons
Comme s'en vont les écrevisses,
A reculons, à reculons.

                                                              *      *
                                                                  *

Le paon

En faisant la roue, cet oiseau,
Dont le pennage traîne à terre,
Apparaît encore plus beau,
Mais se découvre le derrière.

                                                              *      *
                                                                  *
et en bonus de veille de Toussaint

La colombe

Colombe, l'amour et l'esprit
Qui engendrâtes Jésus-Christ,
Comme vous j'aime une Marie.
Qu'avec elle je me marie.

                                                              *      *
                                                                  *


Rédigé par SAINT-AUBIN

Publié dans #pouasie

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M
Avec ses quatre dromadaires<br /> Don Pedro d'Alfaroubeira<br /> Courut le monde et l'admira.<br /> Il fit ce que je voudrais faire<br /> Si j'avais quatre dromadaires .<br /> <br /> <br /> Guillaume Apollinaire - Le Bestiaire<br /> <br /> J'avais qu'un vers de faux! et comme ma mémoire date de 1972... Je me le pardonne, vieillesse oblige!
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L
Le Hibou ??<br /> Mon pauvre coeur est un hibou<br /> Qu'on cloue, qu'on décloue, qu'on recloue.<br /> De sang, d'ardeur, il est à bout.<br /> Tout ceux qui m'aiment, je les loue.
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H
Avec ses quatre dromadaires<br /> Don Pedro d'Alfaroubeira<br /> Fit ce que je voudrais faire<br /> Si j'avais quatre dromadaires<br /> <br /> C'était le préféré de mon père. Je le dis de mémoire et j'ai la mémoire faible, de son côté de la famille!
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