Ze blogue de MTSA

  Ce blogue présente le travail de brodeuse et les ouvrages de Marie-Thérèse Saint-Aubin, MTSA.

L'Index liste les ouvrages présentés dans le blogue.

Les grilles diffusées sont décrites sur l'article "CataBlogue".

Pour tout renseignement, sur la disponibilité des grilles des ouvrages exposés, vous pouvez envoyer un courriel à:
marie-therese.saint-aubin@wanadoo.fr

 

  

Lundi 19 mai 2008


Invitation à la valse


C'était une amitié simple et pourtant secrète :
J'avais sur sa parure un fraternel pouvoir,
Et quand au seuil d'un bal nous nous trouvions le soir,
J'aimais à l'arrêter devant moi tout prête.

Elle abattait sa jupe en renversant la tête,
Et consultait mes yeux comme un dernier miroir,
Puis elle me glissait un furtif : "Au revoir !"
Et belle, en souveraine, elle entrait dans la fête.

Je l'y suivais bientôt. Sur un signe connu,
Parmi les mendiants que sa malice affame,
Je m'avançais vers elle et, modeste, ingénu :

"Vous m'avez accordé cette valse, madame ?"
J'avais l'air de prier n'importe quelle femme,
Elle me disait : "Oui", comme au premier venu.

René-François SULLY PRUDHOMME (1839-1907) in "Les vaines tendresses"

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Lundi 12 mai 2008


Chanson

Les courlis dans les roseaux !
(Faut-il que je vous en parle,
Des courlis dans les roseaux ? )
Ô vous joli' fée des eaux.

Le porcher et les pourceaux !
(Faut-il que je vous en parle,
Du porcher et des pourceaux ? )
Ô vous joli' fée des eaux.

Mon coeur pris en vos réseaux !
(Faut-il que je vous en parle,
De mon coeur en vos réseaux ? )
Ô vous joli' Fée des eaux.

Jean Moréas (1856-1910) in « Le pèlerin passioné »


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Lundi 5 mai 2008

 

Le Gigot         

Quand le gigot paraît au milieu de la table,
Fleurant l'ail, et couché sur un lit respectable
De joyeux haricots,
L'on se sent beaucoup mieux, un charme vous pénètre,
Tout un chacun voyant son appétit renaître,
Aiguise ses chicots.
              

On avait bien mangé mille riens-d'oeuvre et autre
Mais... quel sera le rôt? ...songeait le bon apôtre
De convive anxieux.
Bravo! c'est un gigot! Une servante brave
Vient d'entrer, dans ses bras portant, robuste et grave,
Ce fardeau précieux.

               

Alors, l'amphitryon, le père de famille
Se demande, tandis que son oeil le fusille:
Sera-t-il cuit à point?
Il l'est—n'en doutez pas, et chacun le proclame,
Dès qu'il a vu plonger une invincible lame
Dans son doré pourpoint.

                 

Son sang de tous côtés ruisselle en filets roses.
Sa chair est admirable, et ferait honte aux roses.
Le plus indifférent
Des convives, muet tout à l'heure et morose,
S'épanouit, du coup, débite mainte prose,
Devient même encombrant.
        

       
Il ne faut bien souvent qu'une soupe ratée,
Pour que, dès le début, soit la verve arrêtée
Chez les plus beaux esprits;
Le gigot vient, voici que la gaîté s'échappe.
On rit, on cause... l'un demande 1"oeil du pape"
Et l'autre, la "souris".

                 

L'un voudrait du «saignant», l'autre du «cuit», problème
Qui n'est pas difficile à résoudre. Un troisième
Hésite entre les deux...
Le propre d'un gigot, cuit selon le principe,
Étant de satisfaire au goût de chaque type,
Serait-il hasardeux.

               

Quelquefois on cause Art, Science, Politique.
La conversation prend un tour emphatique,
Qui n'est pas sans danger...
Arrive le gigot...adieu les grandes phrases!
Chacun à son voisin dit: assez... tu me rases!
Parlons donc de manger.

                     

Vous êtes, ô gigot! le plat de résistance,
Le morceau de haut goût, la viande d'importance,
Sur quoi rien ne prévaut.
Une côte de boeuf n'est pas pour me déplaire,
Tout de même c'est encor vous que je préfère,
Et je le dis bien haut.

                        

Votre chair est savante. En la verte prairie,
Vous ne deviez brouter que des fleurs, je parie,
Dédaigneux des chiendents;
Vous êtes tendres plus qu'une jeune épousée,
Gigots d'agneaux! argile idéale, et rosée
Qui fondez sous nos dents.
        

                
Lorsque vous gambadiez aux profondes vallées,
Sur les montagnes ou dans les plaines salées,
Ignorant les bouchers,
Vous étiez des Jésus, que la grâce décore;
Mais vous êtes bien plus attendrissants encore
Sur des fayots couchés.

                        

Aussi, vous mange-t-on par pure gourmandise,
Et machinalement, comme une friandise,
Sans mesure, sans fin,
Car, ainsi que l'a dit un docteur en Sorbonne:
Vit-on jamais gigot faire mal à personne?
Il se mange sans faim.

 

Raoul Ponchon (1848-1937) in "La muse au Cabaret"                  


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Lundi 28 avril 2008


LE COQ ET LA POULE

    (en grec : Lou Coquis et la Poulos)

 

    La poule un beau matin s'en fut trouver le coq
    Et lui dit: «Mon ami j'ai grande envie de vous.
    Ma libido s'agace et ce n'est point le phoque
    Avec ses airs de fol et son regard trop doux
    Qui pourrait apaiser mes ardeurs printanières.»   

 
    Le coq un peu surpris du ton du préambule
    Se dit: «Mais quelle époque! En voici des manières!
    À quelle extrémité faut-il que l'on m'accule!
    Moi qui connais si peu cette poule en chaleur,
    Voici qu'elle m'invite à la crapahuter!»   

 
    Ayant dit il s'exécuta mais sans ferveur,
    Grimpa sur la furie pour la coconiquer,
    Mais sans ardeur aucune et sans plus d'enthousiasme
    Qu'on en met à pisser quand on n'a pas envie.
    Il eut beau réviser un à un ses phantasmes
    En s'agitant au mieux sur le tas, rien n'y fit.   

 
    «Eh quoi?» se dit bientôt la cocotte qu'on frustre
    Et qui voit son orgasme à nouveau reporté
    Au hasard incertain d'un autre coq en rut,
    «Pour un Gallinacé je suis câline assez
    Mon cul c'est du poulet, j'ai le croupion frivole
    Et voici que je sue sous ce cuistre à la queue bariolée
    Qui me besogne en vain tandis que je m'étiole!»     

 
    Lors, se tournant un peu, elle pria Chante-Clerc
    De lui lâcher les plumes et d'arrêter sa houle.
    Le coq se consola: «Je ne crains plus l'hiver,
    Je me suis ramassé une veste en pied-de-poule.»

 

Pierre Desproge (1939-1988) in "Chroniques de la Haine Ordinaire"

 

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Un remarquable ouvrage de LaMTSA est intitulé "Galinacés assez câlins" en hommage à Pierre Desproge, disparu il y a vingt ans, dont les (esquellentes) éditions du Seuil viennent opportunément  de rééditer les oeuvres complètes. Amazing isn't it?


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Lundi 21 avril 2008


Treize ans.

Elle avait dix-neuf ans. Moi, treize. Elle était belle ;
Moi, laid. Indifférente, - et moi je me tuais...
Rêveur sombre et brûlant, je me tuais pour elle.
Timide, concentré, fou, je m'exténuais...
Mes yeux noirs et battus faisaient peur à ma mère ;
Mon pâle front avait tout à coup des rougeurs
Qui me montaient du coeur comme un feu sort de terre !
Je croyais que j'avais deux coeurs.

Un n'était pas assez pour elle. Ma poitrine
Semblait sous ces deux coeurs devoir un jour s'ouvrir
Et les jeter tous deux sous sa fière bottine,
Pour qu'elle pût fouler mieux aux pieds son martyr !
Ô de la puberté la terrible démence !
Qui ne les connut pas, ces amours de treize ans ?
Solfatares du coeur qui brûlent en silence,
Embrasements, étouffements !

Je passais tous mes jours à ne regarder qu'elle...
Et le soir, mes deux yeux, fermés comme deux bras,
L'emportaient, pour ma nuit, au fond de leur prunelle...
Ah ! le regard fait tout, quand le coeur n'ose pas !
Le regard, cet oseur et ce lâche, en ses fièvres,
Sculpte le corps aimé sous la robe, à l'écart...
Notre coeur, nos deux mains, et surtout nos deux lèvres ;
Nous les mettons dans un regard !

Mais un jour je les mis ailleurs... et dans ma vie
Coup de foudre reçu n'a fumé plus longtemps !
C'est quand elle me dit : " Cousin, je vous en prie... "
Car nous étions tous deux familiers et parents ;
Car ce premier amour, dont la marque nous reste
Comme l'entaille, hélas ! du carcan reste au cou,
Il semble que le Diable y mêle un goût d'inceste
Pour qu'il soit plus ivre et plus fou !

Et c'était un : " Je veux ! " que ce : " Je vous en prie,
Allons voir le cheval que vous dressez pour moi... "
Elle entra hardiment dans la haute écurie,
Et moi, je l'y suivis, troublé d'un vague effroi...
Nous étions seuls ; l'endroit était grand et plein d'ombre,
Et le cheval, sellé comme pour un départ,
Ardent au râtelier, piaffait dans la pénombre...
Mes deux lèvres, dans mon regard,

Se collaient à son corps, - son corps, ma frénésie ! -
Arrêté devant moi, cambré, voluptueux,
Qui ne se doutait pas que j'épuisais ma vie
Sur ses contours, étreints et mangés par mes yeux !
Elle avait du matin sa robe blanche et verte,
Et sa tête était nue, et ses forts cheveux noirs
Tordus, tassés, lissés sans une boucle ouverte,
Avaient des lueurs de miroirs !

Elle se retourna : " Mon cousin, - me dit-elle
Simplement, - de ce ton qui nous fait tant de mal ! -
Vous n'êtes pas assez fort pour me mettre en selle ?... "
Je ne répondis point, - mais la mis à cheval
D'un seul bond !... avec la rapidité du rêve,
Et, ceignant ses jarrets de mes bras éperdus,
Je lui dis, enivré du fardeau que j'enlève :
" Pourquoi ne pesez-vous pas plus ? "

Car on n'a jamais trop de la femme qu'on aime
Sur le coeur, - dans les bras, - partout, - et l'on voudrait
Souvent mourir pâmé... pâmé sous le poids même
De ce cors, dense et chaud, qui nous écraserait !
Je la tenais toujours sous ses jarrets, - la selle
Avait reçu ce poids qui m'en rendait jaloux,
Et je la regardais, dans mon ivresse d'elle,
Ma bouche effleurant ses genoux ;

Ma bouche qui séchait de désir, folle, avide...
Mais Elle, indifférente en sa tranquillité,
Tendait rêveusement les rênes de la bride,
- Callipyge superbe, assise de côté ! -
Tombant sur moi de haut, en renversant leur flamme,
Ses yeux noirs, très couverts par ses cils noirs baissés,
Me brûlaient jusqu'au sang, jusqu'aux os, jusqu'à l'âme,
Sans que je leur criasse : " Assez ! "

Et le désir, martyre à la fois et délice,
Me couvrait de ses longs frissons interrompus ;
Et j'éprouvais alors cet étrange supplice
De l'homme qui peut tout... et pourtant n'en peut plus !
A tenir sur mes bras sa cuisse rebondie,
Ma tête s'en allait, - tournoyait, - j'étais fou !
Et j'osai lui planter un baiser... d'incendie
Sur la rondeur de son genou !

Et ce baiser la fit crier comme une flamme
Qui l'eût mordue au coeur, au sein, au flanc, partout !
Et ce baiser tombé sur un genou de femme
Par la robe voilé, puis ce cri... ce fut tout !
Ce fut tout ce jour-là. - Rigide sur sa selle,
Elle avait pris mon front et avait écarté
De ses tranquilles mains, ce front, ce front plein d'elle,
Rebelle qu'elle avait dompté !

Et ce fut tout depuis, - et toujours. Notre vie
S'en alla bifurquant par des chemins divers.
Peut-être elle oublia, cet instant de folie,
Où de la voir ainsi mit mon âme à l'envers !
Elle oublia. Moi, non. Et nulle de ces femmes
Qui, depuis, m'ont le mieux passé les bras au cou,
N'arracha de ma lèvre, avec sa lèvre en flammes,
L'impression de ce genou !

 

 Jules BARBEY D'AUREVILLY (1807-1889) in "Poussières"


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Lundi 14 avril 2008


Complainte des trois roses

Ah ! quand j'avais vingt ans sounnés,
Ah ! quand j'avais vingt ans sounnés,
Margot s'en allait vouér ses boeufs
Avec eun' ros' roug' dans les ch'veux.
A' m' l'a dounné.
Viv'nt les fill's dont j' suis l'amoureux !
J'ai eun' rose, et j'en aurai deux !


Paf ! quand qu' j'étais cor' ben rablé,
Paf ! quand qu' j'étais cor' ben rablé,
J'ai vu la garce au pér' Françoué's
Qu'avait eun' ros' blanch' dans les doué'ts
Et j'y a' volée !
Viv'nt les fill's qui s' fleuriss'nt pour moué !
J'ai deux ros's, et j'en aurai troués !


Bah ! quand j'sés dev'nu ben renté,
Bah ! quand j'sés dev'nu ben renté,
Catin est v'nu m' chatouiller l' nez
Avec eun' rose au coeur fané !
Et j' la ach'tée !
Viv'nt les fill's qui vend'nt ces ros's-là !
J'ai troués ros's, mais j'en veux pus qu'ça

Las ! me v'là vieux, me v'là ruiné,
Las ! me v'là vieux, me v'là ruiné,
Y a pus d' ros's roug's à l'âge que j'ai.
Des blanches ? Foli ! Faut pus songer
Mém' aux fanées.
Viv'nt les fill's qui m'aimeront pus !
Moué, j'ai troués ros's et j'meurs dessus.

Gaston Couté (1880-1911) in "Chanson d'un gars qu'a mal tourné"

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Lundi 7 avril 2008


La pluie.


La pluie fine a mouillé toutes choses, très doucement, et en
silence. Il pleut encore un peu. Je vais sortir sous les arbres.
Pieds nus, pour ne pas tacher mes chaussures.

La pluie au printemps est délicieuse. Les branches chargées
de fleurs mouillées ont un parfum qui m'étourdit. On voit briller
au soleil la peau délicate des écorces.

Hélas ! que de fleurs sur la terre ! Ayez pitié des fleurs
tombées. Il ne faut pas les balayer et les mêler dans la boue ;
mais les conserver aux abeilles.

Les scarabées et les limaces traversent le chemin entre les
flaques d'eau ; je ne veux pas marcher sur eux, ni effrayer ce
lézard doré qui s'étire et cligne des paupières.


Pierre LOUŸS (1870-1925) in "Les Chansons de Bilitis"

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Lundi 31 mars 2008



N'est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants


N'est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants
Qui ne manqueront pas d'envier notre joie,
Nous serons fiers parfois et toujours indulgents.

N'est-ce pas ? nous irons, gais et lents, dans la voie
Modeste que nous montre en souriant l'Espoir,
Peu soucieux qu'on nous ignore ou qu'on nous voie.

Isolés dans l'amour ainsi qu'en un bois noir,
Nos deux coeurs, exhalant leur tendresse paisible,
Seront deux rossignols qui chantent dans le soir.

Quant au Monde, qu'il soit envers nous irascible
Ou doux, que nous feront ses gestes ? Il peut bien,
S'il veut, nous caresser ou nous prendre pour cible.

Unis par le plus fort et le plus cher lien,
Et d'ailleurs, possédant l'armure adamantine,
Nous sourirons à tous et n'aurons peur de rien.

Sans nous préoccuper de ce que nous destine
Le Sort, nous marcherons pourtant du même pas,
Et la main dans la main, avec l'âme enfantine

De ceux qui s'aiment saris mélange, n'est-ce pas
?



Paul Verlaine (1844-1896) in « La Bonne Chanson »

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Lundi 24 mars 2008


La mouche

Nos mouches savent des chansons
Que leur apprirent en Norvège
Les mouches ganiques qui sont
Les divinités de la neige.


Guillaume Apollinaire (1880-1918) in "Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée".
Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki

 


http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/paj/mouches/2mouches-B.jpg
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Lundi 17 mars 2008



Premier sourire du printemps.

 

Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.


Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.


Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

 

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

 

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "

 

Théophile Gautier (1811-1872) in « Emaux et camées »

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