Trop fort.

Publié le 18 Octobre 2010

 

 

 

    La petite rue silencieuse

 

Le silence orageux ronronne. Il ne passera donc personne ?

 

Les pavés comptent les géraniums. Les géraniums comptent les pavés.

 

Rêve jeune fille, à ta croisée. Les petits pois sont écossés.

 

Ils bombent ton blanc tablier que tes doigts roses vont lier.

 

Je passe de noir habillé. Un éclair au ciel t' a troublée,

 

jeune fille ou c'est donc ma vue ? Tes petits pois tombent dans la rue.

 

Sombre je passe. Derrière moi les pavé comptent les petits pois.

 

Le silence orageux ronronne. Il ne passera donc personne.

 

 

Paul FORT (1872-1960) in "Ile de France".

 

 

 

 

 

 

Publié dans #pouasie

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bbbfran 20/10/2010 01:20



Pois, pois, pois roulent et rebondissent. Les géraniums essaient de les attraper. L'orage tombe sur les pavés. De noir habillé s'en est allé
s'abriter.                         La jeune fille est éplorée, plus de
petits pois et toute trempée...


Bonne nuit, je vais de ce pas me coucher.



Geneviève 18/10/2010 13:42



Moi aussi.



Maryse 18/10/2010 11:02



Le lundi, c'est poésie, j'aime beaucoup


Mais j'aime aussi la broderie et les potirons.. Ah les potirons de Tranzault, c'est quelque chose..