Musique.

Publié le 10 Janvier 2011

 

 

 

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Main rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore

Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx,
Aboli bibelot d'inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore).

Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,

Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.

 

 

Stéphane MALLARMÉ (1842-1898) in "Poésies".

Publié dans #pouasie

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becassine 10/01/2011 11:20



Je n'aurais pas aimé devoir l'apprendre par coeur à l'école !!! Dur et difficile !! Bonne journée Bonne semaine Bisous Liliane