Feu de paille?

Publié le 19 Août 2013

 

 

 


 

 

De l'amoureux ardant


Au feu, qui mon coeur a choisi,
Jetez-y, ma seule Déesse,
De l'eau de grâce et de liesse,
Car il est consommé quasi.

Amour l'a de si près saisi
Que force est qu'il crie sans cesse
Au feu.

Si par vous en est dessaisi,
Amour lui doint plus grand détresse,
Si jamais sert autre maîtresse :
Doncques, ma dame, courez-y
Au feu.


 

Clément MAROT (1497-1544) in " L'Adolescence clémentine".

 

Publié dans #pouasie

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Maryse56 22/08/2013 17:38


Plus de 500 ans après, ce poème touche autant...

Edwige 19/08/2013 10:21


merci pour ces lundis enchanteurs ! J'aime tellement la poésie et c'est un jeu pour moi chaque lundi de me dire : "Est-ce que je connais celle-ci ?"


Bonne semaine

Gene11 19/08/2013 09:14


Quel bonheur que ces poésies du lundi qui nous font commencer la semaine un peu moins bête que ce que nous l'avons terminée  :-)

marlie 19/08/2013 09:02


Poème du lundi, semaine jolie !

Colette 19/08/2013 08:35


Je n'écris pas souvent, mais je dois vous remercier pour ces poèmes si bien choisis que j'attends chaque lundi.


Bonne semaine et au moins à lundi prochain.