Canicule

Publié le 22 Août 2011

 

 

De l'Amoureux ardant

 

Au feu, qui mon cueur a choisy,
Jectez y, ma seule Deesse
De l'eau de grâce, et de lyesse,
Car il est consommé quasi.


Amours l'a de si pres saisy,
Que force est, qu'il crie sans cesse
Au feu.

Si par vous en est dessaisy,
Amours luy doint plus grand destresse,
Si jamais sert aultre maistresse:
Doncques ma Dame courez y
Au feu.

 

Clément MAROT (1497-1544) in "L' Adolescence Clémentine"

 

Publié dans #pouasie

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Soleil de minuit 22/08/2011 12:50



Et quand je pense que des profs passent leur temps à surligner en rouge les incohérences grammaticales et orthographiques de notre temps alors que ce texte est si joliment bien écrit !! rires


Il est vrai qu'il savait écrire en ce temps là ! Je me vois bien mon cher amour me raconter ça , surtout avec l'accent qui va bien



filsetcouleurs 22/08/2011 12:06



J'aim' beaucoup Marot cette façon de ne pas se prendre au sérieux...merci pour cette "fraîcheur" (le feu!!) par ces temps caniculaires!!MF