Aù Diou Biban.

Publié le 2 Août 2010

 

 

Lous Pique-Talos


 

Refrain:
Hardid ! Hardid ! qu'hem lous piquetalos
Trabalhedous de terre
E sé lou séu n'es pèse pas sous os
Qu'abem touts boune herre
Qu'hem goarruts et brinchuts

 

I
La pique aù coth, lous esclops à la saque
Lou cuyoun plegn, de tout temps qu'hem d'attaque
Ne sabèm pas ço qué d'esta fénian.
Aù diou biban !

II
Harts de mesture, entougnats de habole
Soupe aù gran pot, lard à la casserole
La carn, qué braï, qu'es manque trop soubèn
Aù diou biban !

III
Qu'aù bien ùnta, et qu'ab hem dap plasé
De temps en temps lou praoube os binaté
Puch qu'a ùn fèble ent'aù chuc de churmèn
Aù diou biban !

IV
Pou, n'habem pas aù tenelhan dou sou,
La pet trempade et coeyts per la calou
Q'ham bet chirgua, n'am pas ùn so bagan
Aù diou biban !


V
Noste trabalh qu'a engrechat la terre
E arpastat aquère moussuère.
Qu'a prou durat. Aco chanya que bam
Aù diou biban !

 

VI
Dap lous fusins, lous dragouns et leus hourques
Qu'é partiram béde tout aquet mounde.
Se soun malaous é bé qu'ous soigneran
Aù diou biban !

 

 

Ce chant gascon attribué à Al. CARTERO de Salies de Béarn (Basses-Pyrénées), servi d'hymne à la révolte des métayers du Bas-Adour dans les années vingt du siècle dernier.

 

Traduction: 

 

Refrain:
Hardi , Hardi , nous sommes les paysans
Travailleurs de la terre
Et si la graisse ne pèse pas sur nos os
Nous avons la dent dure
Nous sommes musclés et souples
Au diou biban

I
La pioche au cou, les sabots dans le sac
Le " cuyoun " plein, de tout temps nous sommes d'attaque
Nous ne savons pas ce qu'est d'être feignants
Au diou biban

II
Gavés de bouillie de maïs, rassasiés de haricots,
La soupe dans un grand pot, le lard à la casserole,
La viande c'est vrai manque trop souvent,
Au diou biban


III
Il faut bien huiler, et nous le faisons avec plaisir
De temps en temps la pauvre pomme d'Adam
Puisque nous avons un faible pour le suc de sarment
Au diou biban

IV
Personne ne peut se frotter à nous
Nous ne sommes pas maladroits de nos mains nous pouvons en vanter
Hardi ! le froid nous passe en travaillant
Au diou biban

V
Peur nous n'en avons pas au moment où le soleil frappe fort
La peau trempée et cuite par la chaleur
Nous avons beau piocher dur, nous n'avons pas un sou vaillant
Au diou biban

VI
Avec les fusils, les faux et les fourches
Nous partirons vers tout ce beau monde
S'ils sont malades, eh bien nous les soignerons
Au diou biban.

Publié dans #pouasie

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nikita 02/08/2010 14:07



Vive le suc du sarment!!! Au diou biban...


Ca sonne Républicain et ça me plaît bien!



Mirelha 02/08/2010 12:57



"les langues oubliées" ? ça dépend, pas par tout le monde ! Ceci dit, si on m'offre le voyage jusqu'au Marais, je jure "diou vivant" e "hil de p..." que je le chanterai ! D'accord ? Contactez The
Chiffe du blog pour mes coordonnées... Bona jornada a tot lo monde !



fanarosecela ne se peut 02/08/2010 12:27



Les langues oubliées ça devrait être comme les légumes : remis au gout du jour ! J'attends avec impatience le jour où l'on entendra résonner " Au Diou Biban " dans les estaminets branchés du
Marais ! Ce sera très gai ! et tout ça parce que le chief, un lundi matin  publia sur la toile , ce vieux chant plein d'allant ! a quoi ça tient , hein ?