Narciisse poétique, saur de ce corps!

Publié le 24 Avril 2006

Pour en finir avec la semaine narcissique,  je pensais mettre un poime "appris" au doux temps des cours d'anglais au  lycée.

Tu t'en souviens, bonnée ?

I wandered lonely as a cloud
That floats on high o'er vales and hills,
When all at once I saw a crowd,
A host, of golden daffodils;
Beside the lake, beneath the trees,
Fluttering and dancing in the breeze ...

que la migougoule nous traduit par

J'ai erré seul comme nuage
Ce flotteurs sur de hauts vales et collines d'o'er,
Quand d'un seul trait j'ai vu une foule,
Un centre serveur, des jonquilles d'or;
Près du lac, sous les arbres,
Flottement et danser dans la brise.

pov' William Wordsworth  !!

mais comme en essayant de le récupérer en entier je me suis aperçu qu'il squattait tous les blogues des nostalgiques de la seconde B, je t'infligerai à la place un hareng saur, dont les fortes senteurs et les goûts puissaants réjouisseent les palais matinaux des vrais mâles.


Le hareng saur

Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.
 
Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.
 
Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur nu - nu, nu, nu.
 
Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.
 
Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.
 
Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.
 
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.

Charles Cros (1842-1888)


Rédigé par SAINT-AUBIN

Publié dans #pouasie

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françoise 25/04/2006 21:08

je me régale avec vos fleurs dont je n'ai brodé que le fuschias enfin pour l'instant.........

cyril 24/04/2006 22:22

blog sympa et de bonnes  idées ! :-))
au Plaisir Cyril

referencement 24/04/2006 16:10

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So 24/04/2006 12:25

Super poésie, de Charles Cros, que j'ai entendue un jour, à France Inter, déclamée (racontée, chantée, dite?) par Jacques Higelin. Pur moment de délectation. Merci de m'y avoir fait penser. Et merci pour le blog, et toutes les jolies choses!So.

l'ailefique 24/04/2006 11:45

heureusement qu'il y a des vrais mâles qui évitent à madame l'haleine de skonx après le hareng...