Lilas poétique du lundi

Publié le 6 Février 2006

Le printemps

Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses des lilas fleurissent.
Les amantes qui te chérissent
Délivrent leurs cheveux flottants.

Sous les rayons d'or éclatants
Les anciens lierres se flétrissent.
Te voilà, rire du Printemps !
Les thyrses de lilas fleurissent.

Couchons-nous au bord des étangs,
Que nos maux amers se guérissent !
Mille espoirs fabuleux nourrissent
Nos coeurs gonflés et palpitants.
Te voilà, rire du Printemps !

Théodore de BANVILLE (1823-1891)  délicieux parnassien.
(Recueil : Les cariatides)

un joli lien canadien pour qui est en Théodore de sainteté:
http://www.mta.ca/faculty/arts-letters/frenspan/banville/

Rédigé par SAINT-AUBIN

Publié dans #pouasie

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l'ailefique 06/02/2006 18:55

ben vl'à que le bloggueur de service nous fait pousser de sève...Ah Charles...Vi, puis en plus le moindre soupir et on se fait incendier par les pécheurs...Non pas ceux là, les vrais :))

Valérie de Paris 06/02/2006 18:27

Et puis même au printemps ... se coucher au bord des étangs ... entre  les grenouilles, les insectes en tous genres, les orties, les épines, les voyeurs :o)) ... !

06/02/2006 18:46

Enfin Valérie tout cette nature vibrante autour de vous, ne vous trouble-t-elle pas ? Cette grande farandole de la vie, du sexe, de la mort ne justifie-t'elle pas,  n'exige-t'elle pas d''insensés égarements en retour? Ne frisonnez vous pas à l'idée de vous unir au creux des chemins et au fond des grands bois?  Ce n'est pas vous qu'on surnommera Péguy la cochonne, dites-donc !   

l'ailefique 06/02/2006 18:25

je ne voudrais pas casser ta joie ambiante et buccolique, mais   nous sommes en février et  franchement par ce temps, aller se coucher aux bords des étangs. quoiqu'avec une bonne combinaison de ski....A mon avis les coeurs vont être gonflés par les quintes de toux, et le rire gras certes, mais plutôt à cause de la bronchite ou de la pneumonie...

06/02/2006 18:44

Le ciel tisse une couverture en laine, l'été prépare ses quartiers d'hiver; mais n'aie pas peur de la froidure, Muriel, je te réchaufferai, je te réchaufferaiAllons rêver sur les bords de la Seine, s'il reste encore quelques petits coins vertset si le fond de l'air est frais, Muriel, je te réchaufferai, je te réchaufferai. Si le temps malgré ton chandail de laine venait troubler le calme de ta chair, en te serrant tout contre moi, Muriel, je te réchaufferai, je te réchaufferai.
Merci pour cet emprunt à Charles Aznavour tempérament de feu.