Délices poétiques du lundi

Publié le 30 Octobre 2005

tiré de "Le Bestiaire ou cortège d'Orphée"  deux délicats poèmes de Guillaume Apollinaire, mort le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, grippe aviaire de l'époque.

L'écrevisse

Incertitude, ô mes délices
Vous et moi nous nous en allons
Comme s'en vont les écrevisses,
A reculons, à reculons.

                                                              *      *
                                                                  *

Le paon

En faisant la roue, cet oiseau,
Dont le pennage traîne à terre,
Apparaît encore plus beau,
Mais se découvre le derrière.

                                                              *      *
                                                                  *
et en bonus de veille de Toussaint

La colombe

Colombe, l'amour et l'esprit
Qui engendrâtes Jésus-Christ,
Comme vous j'aime une Marie.
Qu'avec elle je me marie.

                                                              *      *
                                                                  *


Rédigé par SAINT-AUBIN

Publié dans #pouasie

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Marie de la Chaume 30/11/2005 12:26

Avec ses quatre dromadaires
Don Pedro d'Alfaroubeira
Courut le monde et l'admira.
Il fit ce que je voudrais faire
Si j'avais quatre dromadaires .


Guillaume Apollinaire - Le Bestiaire

J'avais qu'un vers de faux! et comme ma mémoire date de 1972... Je me le pardonne, vieillesse oblige!

La baronne 31/10/2005 17:00

Le Hibou ??
Mon pauvre coeur est un hibou
Qu'on cloue, qu'on décloue, qu'on recloue.
De sang, d'ardeur, il est à bout.
Tout ceux qui m'aiment, je les loue.

Honorée Martin 31/10/2005 10:39

Avec ses quatre dromadaires
Don Pedro d'Alfaroubeira
Fit ce que je voudrais faire
Si j'avais quatre dromadaires

C'était le préféré de mon père. Je le dis de mémoire et j'ai la mémoire faible, de son côté de la famille!