Ze blogue de MTSA

  Ce blogue présente le travail de brodeuse et les ouvrages de Marie-Thérèse Saint-Aubin, LaMTSA.

L'Index liste les ouvrages présentés dans le blogue.

Les grilles diffusées sont décrites sur l'article "CataBlogue".

Pour tout renseignement, sur la disponibilité des grilles des ouvrages exposés, vous pouvez envoyer un courriel à:
marie-therese.saint-aubin@wanadoo.fr

 

  

Lundi 31 octobre 2005

tiré de "Le Bestiaire ou cortège d'Orphée"  deux délicats poèmes de Guillaume Apollinaire, mort le 9 novembre 1918 de la grippe espagnole, grippe aviaire de l'époque.

L'écrevisse

Incertitude, ô mes délices
Vous et moi nous nous en allons
Comme s'en vont les écrevisses,
A reculons, à reculons.

                                                              *      *
                                                                  *

Le paon

En faisant la roue, cet oiseau,
Dont le pennage traîne à terre,
Apparaît encore plus beau,
Mais se découvre le derrière.

                                                              *      *
                                                                  *
et en bonus de veille de Toussaint

La colombe

Colombe, l'amour et l'esprit
Qui engendrâtes Jésus-Christ,
Comme vous j'aime une Marie.
Qu'avec elle je me marie.

                                                              *      *
                                                                  *


Par SAINT-AUBIN - Publié dans : pouasie
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Vendredi 28 octobre 2005

"Faire des jours n'est-il pas l'oeuvre d'une vie ?"

"Plusieurs pages étaient consacrées à des points de broderie présentés en lignes parallèles, point de tige, point de chaînette, d'épine, de bourdon, point pelé. Une autre présentait des jours. Tirer les fils de la trame ou de la chaîne avec la pointe fine d'une aiguille puis rebroder, regrouper, renforcer ces fils fragiles, les croiser de façon plus ou moins complexe, les alterner, soigner les coins de mouchoir ou de serviette, je sentais cela comme un acte essentiel " ...





Par SAINT-AUBIN - Publié dans : mtsa
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Jeudi 27 octobre 2005

"Le cahier de couture"

"pour ce cours qui n'en était pas un nous avions un cahier qui était tout différent des autres. Impossible de le confondre avec le cahier de Sciences Naturelles ou de Travaux Pratiques. Pourtant il leur ressemblait: une page épaisse, une page mince. Mais sur la page rigide des cahiers de Sciences il n'y avait que des dessins - éprouvettes ou diagrammes de fleurs - alors que le cahier de couture était boursouflé de tout  son contenu  ...

La leçon commençait comme tous les cours. La professeur, en chaire, dictait des notes théoriques pour l'exécution des divers exercices, coutures, points et surtout des patrons. Pour eux, l'explication débutait comme un énoncé de géométrie. Il y avait toujours, au départ, un carré ou un rectangle et des lettres A, B, C D, auxquelles on ne comprenait rien ... A mesure que se déroulaient les explications on s'éloignait de la géométrie. Des mots comme encolure, emmanchure, boutonnière et plastron plaçaient des formes au milieu des points, et dessinaient le vêtements ...

C'est par la brassière premier age que nous avons commencé. Exceptionnellement elle n'était pas réduite car avait dit le professeur, elle pourrait peut-être servir:"pour un petit frère ou pour vous-même plus tard".
Ce début n'était pas anodin pour les filles que nous étions. La brassière était à peine plus grande que mes deux mains bien étalées. Je l'avais exécutée dans une toile si fin que j'aimais y passer les lèvres. Elle évoquait à la fois l'enfant et le jouet.

... après la brassière, la bavette. Celle-là se compliquait d'une courbe, une longue ellipse qu'il avait fallu tracer à main levée à partir d'un Kyrielle de points intermèdiaires entre lesquels le crayon ne devait pas trembler et qu'il fallait surout reproduire symétriquement. ... Cette Bavette, j'avais été obligée comme tout  le monde de la coller sur le cahier. Je me promettais de l'offrir à la première occasion, mais finalement j'hésitai à détruire ces modèles et je la gardai. "


 


nota joutée: Le bavoir a été cousu par Marie-Thérèse, l'intérieur mesure environ 2 cm et les les petit et grand axes de  l'ellipse respectivement 4 et 6 cm.

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Mercredi 26 octobre 2005

L'heure de couture.

"C'était le seul cours à propos duquel, les doigts occupés avec un fil et une aiguille on pouvait dire: je fais mes devoirs.
La couture avait l'odeur des soirs et une athmosphère d'après la classe.
Jamais on n'aurait mis une leçon d'Anglais ou de Français en fin de journée. On aurait eu trop peur que la concentration mentale fut médiocre. Mais coudre n'était pas estimé au même prix. Et tout l'affirmait.
Nous commencions par nous asseoir autrement, à l'envers du bureau sous prétexte de pouvoir monter les genoux et d'avoir libre jeu des bras. Nous avions le droit de nous grouper près de la fenêtre que l'été on ouvrait toute grande dans la rue .... "

 

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Mardi 25 octobre 2005

Dans "L'infini de π" Marie Rouanet dit d'abord sa fascination de petite fille pour le caractère mouvant et incertain de Pi, porte ouverte sur l'abstrait.
Le concret, le rassurant se retouve lors des heures de couture.

" De même qu'on niait l'infini de π en l'arrondissant, ce qui équivalait à fermer la porte ouverte sur le maelström - il ne convenait pas de s'y précipiter pour jouer à se perdre - de la même manière tout était fait pour que l'heure de couture n'appartînt pas aux heures scolaires ... "

Un ouvrage terminé le 31 décembre 1999

avec ses exercices de couture, ses boutons cousus et ses reprises

 

"l'inhabilité des mains était portée comme un orgueil. Un intellectuel était excusé de n'être pas manuel. Moi qui était comme on disait "manufacière" ou "biaissude" j'étais vaguement suspecte" .

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Lundi 24 octobre 2005

MTSA est professeur de SVT en collège (SVT=Sciences de la Vie et de la Terre= Sciences Naturelles=Leçons de Choses ). Elle a un jour - un seul - de juin 2001 particulièrement étonné ses collègues professeurs de Français qui parlaient du sujet sorti au brevet des collèges (Paris, Créteil, Versailles, Amiens, Rouen, Lille). "Le crin de Florence" .

- "Le crin de Florence ?" mais c'est de Marie Rouanet !

J'extrait le texte de l'esquellent site http://www.weblettres.net/index.php 
.

Marie Rouanet : Le crin de Florence (Paris, Créteil, Versailles, Amiens, Rouen, Lille).

Le crin de Florence

     

     A l'épouvantable odeur de pourriture qui imprégnait leurs vêtements, leurs mains et leurs cheveux, on reconnaissait les fillettes travaillant à la soie.

     Dans la chaleur d'étuve des filatures, leur visage écarlate penché sur les bassinets d'eau bouillante, elles allaient chercher de leurs mains agiles, mais enflées et rouges comme celles des laveuses de lessive, l'extrémité du fil de soie.

     Les fileuses avaient dix, onze, douze ans, souvent moins. On les faisait mettre en rang, on leur faisait croiser les bras et réciter la prière.
Ce n'était pas pour rien qu'on nommait les filatures les "couvents soyeux".

     Tout au long du jour de travail, un long jour de douze heures - il commençait quant il faisait encore nuit et s'achevait à la nuit : 5 h, 19 h, la vapeur d'eau et la chaleur exaltaient l'odeur des chrysalides mortes.

     Et c'est dans la puanteur et l'inconfort de l'humidité brûlante, que grossissaient au-dessus de leurs têtes les écheveaux(1) de claire soie.

     Ainsi la soie somptueuse naissait-elle dans l'odeur de la mort. Mais il y avait un travail plus déplaisant, plus malodorant encore que celui du dévidage des cocons.

     Certains vers étaient ouverts vivants. Les doigts menus allaient chercher, dans la tiédeur visqueuse des viscères (2), les glandes séricigènes. Il fallait les étirer mécaniquement pour obtenir un fil plus fin qu'un cheveu et plus solide qu'un filin.

     On en fabriquait des bas de lignes (3) et un fil chirurgical pour les sutures les plus délicates.

     On l'appelait : le crin de Florence.

 

Marie Rouanet,
Le Crin de Florence, éd. Climats, 1986.

(1) Fils destinés à être mis en pelote.
(2) Organes internes, par exemple les intestins chez les mammifères.
(3) Partie basse du fil de pêche qui porte l'hameçon.

 

 

 

PREMIÈRE PARTIE : QUESTIONS, REECRITURE, DICTÉE (25 points)

 

QUESTIONS (15 points)

I - L'INFORMATION (6 points)

1. En vous servant d'expressions du texte, expliquez les deux façons d'obtenir du fil de soie. (1 point)

2. A partir de la définition des mots suivants : "sériciculture, culture de la soie" et "lacrymogène, qui produit (fait naître) des larmes", donnez le sens du mot "séricigène". (0,5 point)

3. a) Qu'est-ce qu'une "étuve" ? Vous expliquerez ce terme en citant des expressions du deuxième paragraphe. (1 point)

....b) Trouvez, dans la suite du texte, au moins une expression appartenant au même champ lexical. (0,5 point)

4. De "A l'épouvantable odeur..." à "... mortes" : Que sait-on des fileuses ? Dans quelles conditions travaillent-elles ? (1,5 point)

5. De "Tout au long..." à "...mortes" :

....a) Combien ce paragraphe contient-il de phrases ? (0,5 point)

....b) A quoi servent les tirets ? (0,5 point)

....c) Quel rôle joue la phrase en incise ? (0,5 point)

 

II - L'ARGUMENTATION (5,5 points)

1. Relevez dans le texte deux adjectifs épithètes qui qualifient la soie ou le fil de soie. Quelle impression s'en dégage ? (1 point)

2. Dans la première phrase :

....a) Quel groupe nominal est très développé ? (0,25 point)

....b) Relevez les expansions du nom et nommez-les. (0,75 point)

....c) Quel effet produisent la place et la longueur de ce groupe nominal ? (0,5 point)

3. Que voit-on du corps des fillettes ? Pourquoi ? (1 point)

4. Par quel mot sont désignés ceux qui font travailler les fileuses ? Justifiez ce choix de l'auteur. (0,5 point)

5. Quelle figure de style est employée dans la phrase : "Ainsi la soie somptueuse naissait-elle dans l'odeur de la mort" ? Quelle idée cette figure met-elle en valeur ? Relevez dans tout le texte des termes qui révèlent le jugement de l'auteur. (1,5 point)

 

III - LA VISION (3,5 points)

1. En quoi la disposition de ce texte peut-elle vous faire penser à un poème ? (0,5 point)

2. Dans le passage allant de "A l'épouvantable..." à "...odeur de la mort", quel procédé fait penser à des rimes ? Donnez les deux exemples du texte. Quel effet produit leur rapprochement ? (1,5 point)

3. Dans le passage allant de "Certains vers..." à "...filin", donnez deux exemples d'allitérations différentes. Choisissez l'une d'entre elles et dites quelle impression s'en dégage pour vous. (1,5 point)

 

REECRITURE (4 points)

Réécrire le texte de "A l'épouvantable odeur" jusqu'à "du fil de soie.", en remplaçant "les fillettes" par "la fillette" et en mettant les verbes au présent.

 

 

DICTÉE (6 points)

Convention Internationale des Droits de l'Enfant

Article 32*

Les Etats reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social.

Article 24*

Les Etats reconnaissent le droit de l'enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s'efforcent de garantir qu'aucun enfant ne soit privé du droit d'avoir accès à ces services.

Article 31*

Les Etats reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique.

* On écrit ces nombres en chiffres et pas en lettres.

 

 

SECONDE PARTIE : RÉDACTION (15 points)

 

SUJET:

Devenue adulte, une des fileuses raconte les souvenirs qu'elle a gardés de son enfance. Elle évoque notamment son travail, les sentiments et sensations que ses camarades et elle-même éprouvaient, les regrets qu'elle en a peut-être conçus.

Consignes d'écritures
· Vous choisirez et définirez clairement la situation d'énonciation dans laquelle se trouve l'ancienne fileuse (dialogue, lettre, récit...) et l'interlocuteur auquel elle s'adresse.
· Votre devoir contiendra des éléments narratifs, des éléments descriptifs, une analyse des sentiments ressentis et des éléments d'argumentation à propos du travail des enfants.
· Votre texte ne devra pas dépasser une trentaine de lignes.
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C'est Corinne Chambras Cangloff, délicieuse brodeuse et collectionneuse Yvelinnoise, par ailleurs auteure d'un émouvant "Le marquoir désordonné d'une petite Corrézienne" paru à la "Bibiothèque des métiers", qui a fait découvrir Marie Rouanet à Marie-Thérèse au miyeu des années nonante du siècle précédent.

La brodeuse a été tellement séduite par l'Occitane, qu'elle s'est enhardie à lui écrire via son éditeur, pour lui demander l'autorisation de broder quelques uns de ses textes. Certains écrits de Marie Rouanet évoquent les cours de couture, les cours de reprises et de broderie, au temps de l'école des filles. Marie-Thérèse a ainsi illustré quelques-uns de ces textes.

Une broderie de 1999 offerte par MTSA à Marie Rouanet,  intégrant  des jours et des  points spéciaux et illustrant "Tout jardin est Eden" méditation poétique sur les jardins potagers, lieux d'une royauté, d'un temps, d'un silence à exacte mesure humaine. 

L'illustration de cet article est malheureusement médiocre puisqu' il s'agit d'une simple photocopie couleur de la broderie. Cet ouvrage a été présenté par Marie Rouanet à la première édition de (les esquellentes) "Folles du Fil" en mai 2005 au musée de la Soie de Saint-Hyppolite du Fort
 dans les Cévennes (prochaine édition mai 2006).

 

 

 

 

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Vendredi 21 octobre 2005

L'hiératique rédacteur  est rentré de la nordique et lointaine plaine de France - la plaine de France, ancien grenier à blé de Paris, était très peu urbanisée au miyeu du siècle dernier, ce qui explique le choix de Roissy-en-France comme lieu d'implantation de l'aéroport parisien.
L'hiératique rédacteur reprend donc son blogue sur une pensée gastro (nomique pas entérique). Sur le chemin du berrichon Tranzault  ze MTSA's gang s'arrêtit à Chateaumeillant - spectateurs et compétiteurs d'une manche d'un championnat  de motocross occupant les hotels de La Châtre, Nohant .... c'est l'hôtel "Le Piet à Terre" qui accueillat notre couple fétish (http://le.piet.a.terre.free.fr/index.htm).
On connaît un peu la cuisine traditionnelle berrichonne: beursaude ou pompe aux grattons (pâte à pain avec des tis morceaux de lard) , Oeuf à la couille d'âne - version locale des oeufs en meurette, jau au sang ou poulet en barbouille, truffiat - rapée de pommes de terre, poirat, citrouillat, rousserolles ou croquets; du rustique, du savoureux  du roboratif !
La cuisine de Thierry Finet (une étoile au Michelin ) s'éloigne de ces cartes régionales cent fois vues et utilise des produits haut du pannier pour une réussite tendance moéculaire: légumes du jardin, bar de ligne de la Cotinière, coquilles Saint-Jacques d'Erquy, pigeon de ferme.  Des mousses affolantes, des sauces courtes et justes, du topinambour, des fruits secs en accompagnement, de la jotte rouge tout parfait kwa.
J'allais formuler un seul reproche (tout est tellement fondant, doux et lié qu'on se demande parfois pourquoi on a encore des dents et j'ai croqué l'os de la cuisse du pigeonneau au foin pour me rassurer) lorsque dans le plateau de dessert variés - que nous n'avons pu finir - je vis une énorme sucette croustillante à à la violette qui me ramenait cinquante ans en arrière, sauf qu'elle ne sentait pas le bonbon anglais chimiqué comme les sucettes de mon enfance mais la vraie violette des jardins dont les fleurs chasmogames sont avec les phloxs un délice des jardiniers gourmands. (et en plus le premier menu est tout à fait abordable)
L'équipe en salle, maître d'Hotel charmant sommelier et sommelière jeunes et compétents a visiblement plaisir à travailler dans cette bonne maison, au décor original.
Quand au petit déjeuner - fromage blanc battu aux fruits rouges, un bol d'un demi littre de fruits frais, une salade au pigeonnau, pain et viennoiseries maison ... c'est sans doute le plus intéressant que l'on a jamais connu, pourtant on commence à avoir fréquenté au fil des ans et des expos un certains nombre d'hôtel et de chambre d'hotes.

Assez de pub clandé pour qui le mérite, retrouvons notre Roïne brodante au soleil de Tranzault un artichaut pour DFA



J'aime bien dans ma MTSA cette façon de pouvoir s'isoler pour broder n'importe où, sauf que maintenant, elle  est de plus en plus fréquement identifiée par des brodeuses de passage.

 

(reconnue ici par des BB - Brodeuses Berrichonnes- qui l'avaient vue huit jours auparavant à Roromantin)

Enfantine bonnée,  la semaine prochaine nous arpenterons du côté des filles, les ballades des jours ordinaires dans la douce chair des villes, et du côté des hommes nous utiliserons le petit traîté romanesque de cuisine pour une célébration de l'amour (en clair une semaine Marie Rouanet)

Par SAINT-AUBIN - Publié dans : balades
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Jeudi 20 octobre 2005

Ma bien bonne bonnée,  je me suis encore mélangé les doigts hier puisque si aujourd'hui j'embouteille en ce moment l'A1 pour rejoindre l'immense aréoport CDG,  le délicat lundi sanantoniesque de la pouasie était lui  prévu pour apaiser ta fébrile attente jeudinale tandis que cet article devait normalement paraître le mercredi compte rendu d'une soirée zapifiou légumière.  

Lyndsay & Patrick Mikanowski, Joël Thiébault, Grant Symon, les Editions Flammarion & Le Royal Monceau étaient heureux de convier les Saint-Aubin et leur joie de vivre à la présentation de leur nouveau livre "Légumes de Joël", accompagné d'une dégustation, en présence des Chefs et amis de Joël, des 36 recettes élaborées spécialement pour l'ouvrage.

Le Royal Monceau http://www.royalmonceau.com/site_fr/index.htm c'est achement élégant, j'ai du reste rapporté une serviette dont je pense tirer un coquette somme dans les enchères de serviettage.

"Légumes de Joël" est un livre passionnant. Les Mika. déjà, auteurs à succès de "Tomate", "Patate" et "Cru"  (et qui nous ont par ailleurs initié aux délices de la chantilly au chorizo) racontent superbement l'histoire du maraîcher Joël
 http://joelthiebault.free.fr/

Les photos étonnantes de Grant Symon mettent en valeur chefs et  légumes

(un indipensable cadeau de Noël Joël en somme)

picoré avec plaisir, lors de la soirée, une étonnante aubergine en beignet d'Eric Briffard, un soufflé de potimarron aux pistaches et cacao, un navet de Nancy à l'orange et au gingembre d'Eric Fréchon et bu avec recueillement un très pur Sauvignon Vinifera d'Henri Marionnet.
Plutôt qu'arpenter, à vitesse réduite, la banlieue Nord pluvieuse, j'étais définitivement fait pour vivre dans le luxe et la volupté.


En compliment j'ajouterai deux liens retrouvé via l'animoteur Gougoule, où je recherchais le référence du choux-fleur violet (ce n'est pas un brocoli, même s'il existe des brocolis violets) - on trouve aussi du chou fleur orange. Le chou fleur  ( nommé ainsi en hommage à la pulpeuse et délicieuse Claudia Choufleur) violet à une couleur superbe  qui malheureusement vire au gris vineux triste à la cuisson Pierre Gagnaire a réussi dans sa recette du livre de Joël à garder le beau violet.

http://stationgourmande.canalblog.com/archives/2005/07/p2.html une présentation de juillet du livre

http://www.rouxcuisine.over-blog.com/article-586003.html un article d'Eric Roux (ghroniqueur gastro. à Canal+ dans l'émission "Nous ne sommes pas des Anges" ) parlant de la confection d'une pissaladière destructurée.  

 

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Mercredi 19 octobre 2005
Un joli texte de Frédérice Dard,  tiré de "Foiridon à Morbac City" impérissable numéro 156 des  San Antonio,  paru en 1993   aux (esquelentes) éditions du Fleuve Noir
Par SAINT-AUBIN - Publié dans : pouasie
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Mardi 18 octobre 2005

... et la vie continue avec les encourge-amants du régisseur à la belle danseuse

son regard inquiet ou admiratif pour la souple  bestiole,
n'est-elle pas ?

un partie du stand de Bruno Defay, hiératique auteur de "Trésors de Courges et de Potirons" aux éditions Terre Vivante



sur le stand du "Club Mémoire Verte" une dame étrange brode en assurant la permanence

 

la bannière du club date du début des années nonante du siècle dernier






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