Ze blogue de MTSA

  Ce blogue présente le travail de brodeuse et les ouvrages de Marie-Thérèse Saint-Aubin, MTSA.

L'Index liste les ouvrages présentés dans le blogue.

Les grilles diffusées sont décrites sur l'article "CataBlogue".

Pour tout renseignement, sur la disponibilité des grilles des ouvrages exposés, vous pouvez envoyer un courriel à:
marie-therese.saint-aubin@wanadoo.fr

 

  

Mercredi 30 avril 2008


             (et vous trouvez sabot ?)

   flèché depuis la départementale

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       par les routes buissonnières

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     c'est là
            
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    Beux, aux plaques convoitées

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    à la salle des fêtes, jouxtant la mairie

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       Entrez c'est tout vert

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    Dame Nature se brode et s'expose ...
   
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     à suivre ...

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Mardi 29 avril 2008


             Finalement on reste un peu faire du tourisme utilitaire, on rentre demain, pense à changer le plat du chat et range ta chambre

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Lundi 28 avril 2008


LE COQ ET LA POULE

    (en grec : Lou Coquis et la Poulos)

 

    La poule un beau matin s'en fut trouver le coq
    Et lui dit: «Mon ami j'ai grande envie de vous.
    Ma libido s'agace et ce n'est point le phoque
    Avec ses airs de fol et son regard trop doux
    Qui pourrait apaiser mes ardeurs printanières.»   

 
    Le coq un peu surpris du ton du préambule
    Se dit: «Mais quelle époque! En voici des manières!
    À quelle extrémité faut-il que l'on m'accule!
    Moi qui connais si peu cette poule en chaleur,
    Voici qu'elle m'invite à la crapahuter!»   

 
    Ayant dit il s'exécuta mais sans ferveur,
    Grimpa sur la furie pour la coconiquer,
    Mais sans ardeur aucune et sans plus d'enthousiasme
    Qu'on en met à pisser quand on n'a pas envie.
    Il eut beau réviser un à un ses phantasmes
    En s'agitant au mieux sur le tas, rien n'y fit.   

 
    «Eh quoi?» se dit bientôt la cocotte qu'on frustre
    Et qui voit son orgasme à nouveau reporté
    Au hasard incertain d'un autre coq en rut,
    «Pour un Gallinacé je suis câline assez
    Mon cul c'est du poulet, j'ai le croupion frivole
    Et voici que je sue sous ce cuistre à la queue bariolée
    Qui me besogne en vain tandis que je m'étiole!»     

 
    Lors, se tournant un peu, elle pria Chante-Clerc
    De lui lâcher les plumes et d'arrêter sa houle.
    Le coq se consola: «Je ne crains plus l'hiver,
    Je me suis ramassé une veste en pied-de-poule.»

 

Pierre Desproge (1939-1988) in "Chroniques de la Haine Ordinaire"

 

_____________________________________________________________________________________

Un remarquable ouvrage de LaMTSA est intitulé "Galinacés assez câlins" en hommage à Pierre Desproge, disparu il y a vingt ans, dont les (esquellentes) éditions du Seuil viennent opportunément  de rééditer les oeuvres complètes. Amazing isn't it?


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Samedi 26 avril 2008


        dans ce qu'on croit être un pré helvète, bucolique et mal cadré

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        ce n'est pas un pacifiste bélant

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         cétindahu !
   
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Vendredi 25 avril 2008


"I just found joy
I'm as happy as a baby boy, baby boy
With another brand new choo-choo choy
When I met my sweet Lorraine, Lorraine, Lorraine." chantait
Nat King Cole

    Choo-choo choy, donc, pour LaMTSA qui s'en est allée en terre Lorraine pour cette fin de semaine

    le samedi 26 avril en Moselle (bonjour ma Moselle)
à Beux - 57580 - à l'exposition "Dame Nature se brode"
 
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    le dimanche 27 avril dans les Vosges au "Jardin de Berchigranges" pour une journée Narcisses en Fête


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A bientôt donc.










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Jeudi 24 avril 2008


          Après la rencontre des suissesses brodeuses d'Ardon ....

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       LaMTSA exposait

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    une ballade par "Le Mont-Blanc Express" la ligne de chemin de fer Martigny-Chatelard

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    pour descendre depuis Les Marécottes jusqu'au Rhône

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    Blanda, anèmone sur fond de muscaris sauvages

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    Les Marécottes, village typique


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    Le four à pain, banal

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    Les chalets typiques exposent, sur les facades de bois, de vieux outils, des sonnailles

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    des chaussures collectors de la vénérable, courageuse, vaillante et populaire armée suisse
   
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    une helvètique et locale version de la brouette de couleurs (® )parmi les outils de bûcheron.

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Mercredi 23 avril 2008


             Bien agréable la vie de globe-brodeuse, les expositions se tenant toujours cake part  husky a cake chose à découvrir  ...  de la dentelle, de la palette fumée, des brimbelles, un saucisson gras, du vin, des cerises, de la goutte, des truffes, du vin, du vin  ... 

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       un toit d'ardoises à Salvan

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          Vignoble de Lavaux au bord du lac Léman, ce dernier procurant un microclimat favorable à la culture de la vigne.

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        Epesses  AOC, où l'on se pose toujours la question " faut-il préférer l'Epesses ou la fine ?"

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        Vignoble du Valais vu de la fenêtre de la chambre ("Sion colline inspirée" me ferait-dire ma tendance Barrèsille)

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       Route buissonnière

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       Un clos

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       mécanisation


               
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Mardi 22 avril 2008


               six consonnes quatre voyelles,bien mieux que Raphaël. LaMTSA était donc au myieu des Suissesses ce dernier samedi  mais, chargée comme une mule,  elle n'a pu se munir du portable (un Helvète Placard  sans doute) aussi improvisera-t'on avec caisse qu'on a sous la main, en attendant le traitement prochain des images. A propos d'images il me vient une question angoissée, sais-tu, Bonnée experte, où se procurer des cartes Smartmedia,  cartes dépassée techniquement je te l'accorde, mais ce sont les seules qui rentrent dans le vénérable Olympus qui poursuit vaillamment sa vie numérique ?

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Elle a passé par Lausanne, car Lausanne bien née la valeur n'attend pas le nombre des années.

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       Elle pique-niqua  sur les pentes des alpages

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/balades/suisse/veau.jpg

     Elle rencontrit un athlétique Vaudois (le bien connu athléte de Vaud à la fine aigrette).

    Pour celles qui veulent tout savoir, et pénétrer dans l'arrière cousine de ce blogue, les cartes kichtes proviennent du site
Popcards.fr


http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/mtsa_casquette.jpghttp://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/mtsa_casquette_2.jpg

et les objets collectors, produits dérivés du marchandisage laMTSA, du site Image.chiffe
dont l'adresse fut récupérée sur un forum pas rallèle mais presque.

http://www.archive-host2.com/membres/images/1336321151/nawak/mtsa/mtsa_tropdelaballe.jpg

 
     
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Lundi 21 avril 2008


Treize ans.

Elle avait dix-neuf ans. Moi, treize. Elle était belle ;
Moi, laid. Indifférente, - et moi je me tuais...
Rêveur sombre et brûlant, je me tuais pour elle.
Timide, concentré, fou, je m'exténuais...
Mes yeux noirs et battus faisaient peur à ma mère ;
Mon pâle front avait tout à coup des rougeurs
Qui me montaient du coeur comme un feu sort de terre !
Je croyais que j'avais deux coeurs.

Un n'était pas assez pour elle. Ma poitrine
Semblait sous ces deux coeurs devoir un jour s'ouvrir
Et les jeter tous deux sous sa fière bottine,
Pour qu'elle pût fouler mieux aux pieds son martyr !
Ô de la puberté la terrible démence !
Qui ne les connut pas, ces amours de treize ans ?
Solfatares du coeur qui brûlent en silence,
Embrasements, étouffements !

Je passais tous mes jours à ne regarder qu'elle...
Et le soir, mes deux yeux, fermés comme deux bras,
L'emportaient, pour ma nuit, au fond de leur prunelle...
Ah ! le regard fait tout, quand le coeur n'ose pas !
Le regard, cet oseur et ce lâche, en ses fièvres,
Sculpte le corps aimé sous la robe, à l'écart...
Notre coeur, nos deux mains, et surtout nos deux lèvres ;
Nous les mettons dans un regard !

Mais un jour je les mis ailleurs... et dans ma vie
Coup de foudre reçu n'a fumé plus longtemps !
C'est quand elle me dit : " Cousin, je vous en prie... "
Car nous étions tous deux familiers et parents ;
Car ce premier amour, dont la marque nous reste
Comme l'entaille, hélas ! du carcan reste au cou,
Il semble que le Diable y mêle un goût d'inceste
Pour qu'il soit plus ivre et plus fou !

Et c'était un : " Je veux ! " que ce : " Je vous en prie,
Allons voir le cheval que vous dressez pour moi... "
Elle entra hardiment dans la haute écurie,
Et moi, je l'y suivis, troublé d'un vague effroi...
Nous étions seuls ; l'endroit était grand et plein d'ombre,
Et le cheval, sellé comme pour un départ,
Ardent au râtelier, piaffait dans la pénombre...
Mes deux lèvres, dans mon regard,

Se collaient à son corps, - son corps, ma frénésie ! -
Arrêté devant moi, cambré, voluptueux,
Qui ne se doutait pas que j'épuisais ma vie
Sur ses contours, étreints et mangés par mes yeux !
Elle avait du matin sa robe blanche et verte,
Et sa tête était nue, et ses forts cheveux noirs
Tordus, tassés, lissés sans une boucle ouverte,
Avaient des lueurs de miroirs !

Elle se retourna : " Mon cousin, - me dit-elle
Simplement, - de ce ton qui nous fait tant de mal ! -
Vous n'êtes pas assez fort pour me mettre en selle ?... "
Je ne répondis point, - mais la mis à cheval
D'un seul bond !... avec la rapidité du rêve,
Et, ceignant ses jarrets de mes bras éperdus,
Je lui dis, enivré du fardeau que j'enlève :
" Pourquoi ne pesez-vous pas plus ? "

Car on n'a jamais trop de la femme qu'on aime
Sur le coeur, - dans les bras, - partout, - et l'on voudrait
Souvent mourir pâmé... pâmé sous le poids même
De ce cors, dense et chaud, qui nous écraserait !
Je la tenais toujours sous ses jarrets, - la selle
Avait reçu ce poids qui m'en rendait jaloux,
Et je la regardais, dans mon ivresse d'elle,
Ma bouche effleurant ses genoux ;

Ma bouche qui séchait de désir, folle, avide...
Mais Elle, indifférente en sa tranquillité,
Tendait rêveusement les rênes de la bride,
- Callipyge superbe, assise de côté ! -
Tombant sur moi de haut, en renversant leur flamme,
Ses yeux noirs, très couverts par ses cils noirs baissés,
Me brûlaient jusqu'au sang, jusqu'aux os, jusqu'à l'âme,
Sans que je leur criasse : " Assez ! "

Et le désir, martyre à la fois et délice,
Me couvrait de ses longs frissons interrompus ;
Et j'éprouvais alors cet étrange supplice
De l'homme qui peut tout... et pourtant n'en peut plus !
A tenir sur mes bras sa cuisse rebondie,
Ma tête s'en allait, - tournoyait, - j'étais fou !
Et j'osai lui planter un baiser... d'incendie
Sur la rondeur de son genou !

Et ce baiser la fit crier comme une flamme
Qui l'eût mordue au coeur, au sein, au flanc, partout !
Et ce baiser tombé sur un genou de femme
Par la robe voilé, puis ce cri... ce fut tout !
Ce fut tout ce jour-là. - Rigide sur sa selle,
Elle avait pris mon front et avait écarté
De ses tranquilles mains, ce front, ce front plein d'elle,
Rebelle qu'elle avait dompté !

Et ce fut tout depuis, - et toujours. Notre vie
S'en alla bifurquant par des chemins divers.
Peut-être elle oublia, cet instant de folie,
Où de la voir ainsi mit mon âme à l'envers !
Elle oublia. Moi, non. Et nulle de ces femmes
Qui, depuis, m'ont le mieux passé les bras au cou,
N'arracha de ma lèvre, avec sa lèvre en flammes,
L'impression de ce genou !

 

 Jules BARBEY D'AUREVILLY (1807-1889) in "Poussières"


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Vendredi 18 avril 2008


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